Nepokoj-Wenig-Moniot : Učebnice- jazyka 1912francouzského pro školy měšťanské na základě přímé, psychologické methody
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Catégories
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Traduction |
Grammaire explicite |
Description morpho-syntaxique |
Documents authentiques |
Progression a priori |
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Nepokoj-Wenig-Moniot |
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Méthode directe |
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Titre |
Učebnice jazyka francouzského pro školy měšťanské na základě přímé, psychologické methody Díl I |
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Auteur(s) |
Nepokoj-Wenig-Moniot |
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Editeur(s) |
Císařský královský školní knihosklad / Státní Nakladatelství v Praze. |
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Année de publication |
1912 / 1924 |
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Note |
Importance de la transcription phonétique et des liaisons qui sont marquées dans les textes. |
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Justification du tableau:
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Traduction :
Même si elle occupe une place réduite, la traduction n'est pas complètement absente. Elle apparaît au tout début dans les textes des leçons I, II et III accompagnant la transcription phonétique. En ce début de manuel, elle a pour but de présenter rapidement l'environnement immédiat de la classe et rendre claires les consignes que donnera l'enseignant tout au long de l'année (Levez-vous, asseyez-vous, répondez...) La transcription systématique s'arrête à partir de la leçon III, mais elle est encore utilisée par la suite dans des cas de nouveautés et d'orthographe particulièrement compliquée (beaucoup – boku), la traduction systématique des textes des leçons cesse aussi rapidement. On la retrouve cependant encore assez souvent dans les titres des leçons ou des chapitres des leçons (p.35 : XV. Quinzième Leçon. A. Nos proches (nos parents). Naši příbuzní.). On la retrouve dans la partie grammaire, quand de nouvelles catégories sont introduites. Elle peut aussi apparaître en note en bas de page quand le texte présente des difficultés lexicales particulières (un poème de Lamartine, une lettre de George Sand, etc.), mais on trouve davantage des explications en langue cible pour rendre plus clairs les termes obscurs (p.125 : « On ne saurait dire = On ne peut dire », p.130 : « fût-ce = si c'était ») La traduction reste surtout importante sous la forme d'exercices de version/thème.
Grammaire implicite/explicite :
L'approche grammaticale combine les deux aspects implicite et explicite. La quarante-huitième leçon fournit un très bel exemple à décrire. La leçon a pour objectif de présenter l'imparfait dans son emploi dans les prépositions principales et conditionnelles. La première partie du texte se compose de deux colonnes et compare les mêmes contenus Maintenant et autrefois. Les exemples des formes linguistiques à étudier, les verbes au présent et à l'imparfait, sont marqués en gras dans chaque colonne. Vient ensuite l'exercice typique de « conversation » : des questions dont la réponse nécessite (et suffit) la reprise d'un énoncé présenté dans le texte précédant : texte (A) : « autrefois vous étiez petits et faibles »; conversation : « Quand vous étiez petits, étiez-vous forts ? » Une note en bas d'exercice précise : « Répondez de la manière suivante : a) quand nous étions petits nous n'étions pas forts etc. » Cette première étape de réemploi « intensif » correspond à une description implicite des formes grammaticales. Vient ensuite, après les 3 petits textes ( A., B. et C.) servant d'exempliers, une partie d'explication grammaticale, contenant le tableau de conjugaison de l'imparfait et une règles décrivant les aspects qu'on cherche à exprimer en utilisant l'imparfait (1. un état passé qui dure longtemps, 2. un état ou un e action qui se répète, 3. un état ou une action concomittente à un autre état ou action passée.) La leçon se termine par un dernier texte (D.) Le nigaud – une chanson signée Ami Pierrot.
Même si l'usage d'exemples marqués en gras dans le texte de la leçon, repris marqués de la même façon dans la partie grammaire, permet un certain mouvement inductif dans le procès d'apprentissahe, la présentation des points des usages, et des valeurs de l'imparfait, prend aussi une formeexplicite et déductive.
Ce dernier trait représente une différence fondamentale avec la définition canonique de la méthode directe qui, normalement, rejette l'usage de la grammaire explicite et déductive qu'on voudrait réserver au passé de la méthode traditionnelle. Cela montre à quel point le conceot « eclectisme » forgé par Christian Puren trouve ici toute sa pertinence.
Description morpho-syntaxique : En proposant une explication explicite et un usage intensif des formes dans le cadre des exercices de « conversation », le manuel fournit automatiquement une description morpho-syntaxique des phénomènes langagiers qu'elle traite dans la partie « Grammaire » de chaque leçon.
Documents authentiques : On peut sans doute considérer les quelques chansons, le poème de G. Sand, un conte populaire russe, une carte de France, les emblèmes médiévaux des artisans comme des documents authentiques. Cependant ce manuel est davantage marqué par un usage répété et quasi systématique des riches illustrations de Wenig. Leur usage est considéré comme essentiel à la méthode développée par le manuel puisque Wenig apparaît comme auteur.
Progression a priori : On ne trouve pas vraiment une progression qui irait du concret vers l'abstrait. La première leçon débute par une introduction composée de maximes édifiantes (et très abstraites) : 1 – Nul bien sans peine (+transcription phonétique+traduction), 2- Bon commencement, bonne fin, 3-Avec Dieu et sa bénédiction, 4- Sans Dieu rien.
On peut cependant distinguer au moins un axe de progression thèmatique : si les premières grandes parties du manuel abordent des thèmes plus concrets, plus centrés autour de la vie de la vie quotidienne de l'apprenant, la drnière grande partie se compose de textes plus littéraires.

