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1871 - La Commune

19. 5. 2014

La Commune de Paris, 1789-1872 : chronologie.

 

1789 - La Commune dite légale se forme suite à la prise de la Bastille. Le 20 juillet, chaque district de Paris élit 2 représentants, formant une assemblée municipale de 120 élus. L’assemblée est majoritairement formée de juristes, de marchands et négociants, de médecins, quelques artisans et nobles. Son premier maire fut Jean-Sylvain Bailly et tint ses séances à l'Hôtel de Ville.

Dans la nuit du 9 au , sous la menace du danger extérieur (le manifeste de Brunswick vient d’être publié) et la crainte d'une trahison de Louis XVI, 28 sections sur 48 nomment des commissaires à pouvoirs illimités. La Commune de Paris est supprimée ; Mandat, le commandant de la garde nationale de Paris, est remplacé par Santerre. La commune insurrectionnelle qui prend sa place élit comme premier président Huguenin. Par la suite, elle est dirigée par Jérôme Pétion, Pierre Louis Manuel et son substitut Danton.

Le 10 août et les jours suivants, les sections qui n’avaient pas élu de commissaires rejoignent les 28 premières sections. Le 11, la section de la place Vendôme, qui se rebaptise section des piques, élit Robespierre comme représentant. À ce moment-là, 52 commissaires désignés avec la participation des citoyens forment le conseil général de la Commune.

Le 9-Thermidor, ( 27 juillet 1794 ) la Commune tente de s’opposer au renversement de Robespierre, mais ne réussit plus à mobiliser les sections en masse comme auparavant, le peuple se sentant abandonné par ses représentants.

1830 les trois glorieuses - Après l’annulation des résultats des élections, la réforme électorale et une nouvelle censure des journaux, Charles X est chassé par la population parisienne. Mais la victoire est escamotée par cette nouvelle classe (alliance de l’ancienne noblesse et la bourgeoisie de l’industrie, des banques et du commerce, les filles des premiers épousant les fils des seconds) qui a pris le pouvoir en juillet 1789 et installe Louis-Philippe sur le trône.

Février 1848le peuple de Paris, à la suite d'une fusillade, se soulève à nouveau et parvient à prendre le contrôle de la capitale. Louis-Philippe, refusant de faire tirer sur les Parisiens, est donc contraint d'abdiquer en faveur de son petit-fils, Philippe d'Orléans, le

Le même jour, dès 15 heures, la Seconde République est proclamée par Alphonse de Lamartine, entouré des révolutionnaires parisiens.

 

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Lamartine devant l’Hôtel de Ville de Paris le 25 février 1848 refuse le drapeau rouge

 –  Félix Philippoteaux -

 

 

Karl Marx analyse les événements dans Les Luttes de classes en France:

« Le 25 février, vers midi, la République n'était pas encore proclamée, mais, par contre, tous les ministères étaient déjà répartis entre les éléments bourgeois du Gouvernement provisoire et entre les généraux, banquiers et avocats du National. Mais, cette fois, les ouvriers étaient résolus à ne plus tolérer un escamotage semblable à celui de juillet 1830. Ils étaient prêts à engager à nouveau le combat et à imposer la République par la force des armes. C'est avec cette mission que Raspail se rendit à l’Hôtel de ville. Au nom du prolétariat parisien, il ordonna au Gouvernement provisoire de proclamer la République, déclarant que si cet ordre du peuple n’était pas exécuté dans les deux heures, il reviendrait à la tête de 200 000 hommes. Les cadavres des combattants étaient encore à peine refroidis, les barricades n'étaient pas enlevées, les ouvriers n'étaient pas désarmés et la seule force qu'on pût leur opposer était la Garde Nationale. Dans ces circonstances, les considérations politiques et les scrupules juridiques du Gouvernement provisoire s'évanouirent brusquement. Le délai de deux heures n’était pas encore écoulé que déjà sur tous les murs de Paris s'étalaient en caractères gigantesques  : « République française ! Liberté, Égalité, Fraternité ! » »

Juin 1848 – 21 juin : les Ateliers nationaux sont supprimés en raison de leur coût, parce que le travail (essentiellement le repavage des rues) n'existe plus, laissant place à l'agitation politique quotidienne (Vivre en travaillant ou mourir en combattant !). Le coût des ateliers nationaux ne représente en réalité que moins de 1 % du budget global du gouvernement.

  • 22 juin : Agitation en divers points de la capitale.
  • 23 juin : Début de la révolte populaire de Juin par l'établissement des premières barricades, durement réprimée par l'armée menée par le général Cavaignac. Le général Hippolyte-Marie-Guillaume de Rosnyvinen de Piré a fourni le témoignage suivant, inattendu, de l'attitude des insurgés de la barricade de la rue Nationale-Saint-Martin ce jour-là :

« Citoyens représentants, entré le premier à la baïonnette, le 23 juin, dans la barricade de la rue Nationale-Saint-Martin, je me suis vu quelques instants seul au milieu des insurgés animés d'une exaspération indicible. Nous combattions à outrance de part et d'autre ; ils pouvaient me tuer, ils ne l'ont pas fait ! J'étais dans les rangs de la Garde nationale, en grande tenue d'officier général ; ils ont respecté le vétéran d'Austerlitz et de Waterloo ! Le souvenir de leur générosité ne s'effacera jamais de ma mémoire... Je les ai combattu à mort, je les ai vus braves Français qu'ils sont ; encore une fois, ils ont épargné ma vie ; ils sont vaincus, malheureux, je leur dois le partage de mon pain... Advienne que pourra! »

  • 24 juin : Le Panthéon de Paris est un des centres de l'insurrection. Plus de 1 500 insurgés s'y sont réfugiés. Ils sont délogés par le colonel Henri-Georges Boulay de la Meurthe à la tête d'un régiment de la garde républicaine.
  • 26 juin : Fin de la révolte avec la chute de la dernière barricade, située faubourg Saint-Antoine. Ces journées révolutionnaires ont fait environ 4 000 morts du côté des insurgés, et 4 000 prisonniers sont déportés en Algérie. L'Assemblée décide de poursuites à l'égard de Louis Blanc.
  • 28 juin : L'Assemblée remercie le général Cavaignac en le nommant chef du pouvoir exécutif.

Décembre 1848, élection de Louis Napoléon Bonaparte au suffrage universel.

2 Décembre 1851 – Coup d’Etat, Bonaparte dissout l’assemblée et annonce la tenu d’un plébiscite pour fin décembre.

2 Décembre 1852 - à la suite d'un autre plébiscite, le Second Empire est établi, Louis-Napoléon Bonaparte devenant « Napoléon III, empereur des Français ».

Pendant cette période, les grandes sociétés bancaires se multiplient. Apparition du Crédit Lyonnais, du Crédit Foncier, le crédit immobilier, la société Générale. Entre 1851 et 1870, les salaires augmentent de 15 % alors que le prix de la vie augmente dans la même période de 45% ! Malgré certains côtés sociaux de Napoléon III, la pauvreté ne fait que s’accroître sous l’empire. Les grèves, toujours interdites, sont matées par la troupe.

12 janvier 1870 – funérailles du journaliste Victor Noir, une population de 200 000 âmes est prête à prendre les armes !

10 Mai 1870Plébiscite - Les grandes villes telles que Paris, Marseille, Lyon, Bordeaux et Toulouse se sont prononcées pour le « non » au réforme et la mise en place de la dynastie. A Paris on compte plus d’un million de pauvres proches de l’indigence pour une population d‘1,7 million.

19 juillet 1870 : début de la guerre « franco-allemande » pour détourner l’attention publique des affaires internes. L’armée française encore mal remise de l’expédition du Mexique (1861-1867, bataille de Camerone 30 avril 1863) enchaîne les défaites.

Août 1870 – Le comte de Palikao, ministre de la guerre, ouvre la garde Nationale (à l’origine une milice bourgeoise) à tous les citoyens valides âgés de moins de 40 ans, ils recevront une solde de 30 sous par jour. A Paris s’engageront 250 00 gardes nationaux dont 150 000 pauvres.

2 septembre : bataille de Sedan, l’empereur est capturé.

4 septembre 1870: À Paris, proclamation de la République et formation du gouvernement de défense nationale formé par un groupe de députés parisiens. Ces Républicains modérés veulent prendre de vitesse les socialistes (l’internationale socialiste a été créée à Londres en 1864.) qui vont se rallier à l’union pour la défense du territoire.

18 septembre : Paris est encerclé par les Allemands, début du siège de la capitale. Les possédants organisent la famine par un « rationnement par le renchérissement. » Les grossistes avaient entassé les stocks et vendaient peu mais hors de prix.

19 et 20 septembre : Entrevue de Ferrières entre Favre et Bismarck. Le gouvernement des Républicains ne se préoccupe que du statut quo politique, de tout faire pour que les rapports de domination politique restent inchangés, demandant en secret l’aide de Bismarck en lui promettant l’Alsace et la Lorraine.

5 octobre : Guillaume Ier s’installe à Versailles.

7 octobre : Léon Gambetta, quitte Paris en ballon pour aller organiser la guerre en province (à Tours) pour organiser la défense nationale et rencontre l’opposition des notables terrifiés par une possible victoires des rouges à Paris. Gambetta met sur pied une armée valide de 150 000 hommes. Adolphe Tiers va convaincre le chef de cette armée (d’Aurelle de Paladine) de ne pas lancer l’offensive pour libérer Paris.

28 octobre : reddition du général Bazaine et de l’armée de Metz (170 000 hommes). Dès le 10 octobre, Bazaine avait commencé à négocier avec Bismarck pour lui demander l’autorisation de marcher avec son armée sur Paris.

31 octobre : Les comités de vigilance et de défense organisent une insurrection à Paris contre l'incapacité (duplicité) du gouvernement provisoire qui organise la défaite et la famine.

3 novembre : plébiscite en faveur du gouvernement

28 novembre - 3 décembre : échec de la sortie militaire du général Ducrot vers Champigny (sud-est de Paris). L’échec était programmé, les soldats ont été lancés sans équipement pour passer la nuit ni ravitaillement. Il y avait 185 000 soldats allemands qui encerclaient Paris sur 85 km pour 500 000 combattants à Paris !

20. décembre 1870 au 1. mars 1871 – Ouverture de la conférence de Londres où les puissances doivent préparer le traité de paix entre la Prusse et la France. Les Anglais, afin de préserver un équilibre continental vont tenter de limiter les prétentions prussiennes.

 

7 janvier 1871 dans les rues de Paris  l’affiche rouge placardée par les Comités de Défense qui appelle à la formation de la Commune de Paris sur le modèle de celle qui s’était formée le 10 août 1792. Les gouvernements successifs depuis 1795 avaient toujours refusé de créer une municipalité à Paris pour éviter la formation d’un contre-pouvoir à l’assemblée nationale.

18 janvier 1871 : Proclamation de l’Empire allemand à Versailles.

19 janvier 1871 : sortie de la garde nationale envoyée au massacre à Buzenval

22 janvier : suite à l’affiche rouge, échec de la tentative des Comités de défense pour fonder une municipalité à Paris.

28 janvier : signature de la convention d'armistice franco-allemand pour une période de trois semaines, fin des bombardements de Paris. Les termes du traité prévoient une indemnité de guerre de cinq milliards de francs-or à verser en trois ans (c’est bien sûr la BDF qui prêtera l’argent). En gage de ce paiement, les Allemands obtiennent l'occupation d'une partie du territoire (6 départements du Nord et Belfort) jusqu'au paiement complet de cette somme. La France perd 14 470 kilomètres carrés, 1 694 communes et 1 597 000 habitants. Elle perd également 20 % de son potentiel minier et sidérurgique, ainsi que la liaison par canaux entre le canal de l'Est et le canal du Rhône au Rhin

La France n'ayant plus d'assemblée depuis le 4 septembre 1870, l'armistice prévoit qu'en trois semaines, une assemblée doit être élue et des préliminaires de paix signés et ratifiés par cette assemblée. Dans le journal des Goncourt on peut lire à propos de cette armistice :« c’est du jésuitisme. Ces gouvernants sont de sinistres fourbes. » La convention à peine signée entraîne une chute des prix, les marchés parisiens (les Halles, ventre de Paris) sont inondés des denrées qui manquaient encore quelques heures auparavant (le restaurateur Brébant est fréquenté sans interruption  par les auteurs riches et célèbres comme Goncourt et Renan). La fin des hostilités va également avoir des conséquences terribles pour les ouvriers, car elle est précédée par la fermeture des ateliers militaires. Il ne reste plus que la garde nationale qui offre encore sa solde.

6 février : Léon Gambetta démissionne du gouvernement des traîtres. Les Gardes Nationaux décident de se fédérer.

8 février : élections de l'Assemblée nationale qui va s’installer à Bordeaux, succès des conservateurs pacifistes, Victor Hugo : « la chambre introuvable est retrouvée » ! Sur 650 députés, 500 royalistes. À Paris, Louis Blanc arrive en tête, suivi de Victor Hugo, Léon Gambetta et Giuseppe Garibaldi. Mais du fait des candidatures multiples possibles, Adolphe Thiers arrive en tête dans vingt-six départements. Ces résultats démontrent l'antagonisme entre Paris et sa volonté de résistance, et la province qui veut en finir avec la guerre.

15 février 1871, assemblée du Comité central de la Garde nationale où sont présents les délégués des bataillons de presque tous les arrondissements de Paris (sauf le Ier et le IIème). Cette assemblée vote le maintien de la Garde nationale en armes dans la capitale. Une commission provisoire est chargée de la rédaction des statuts de la Fédération.

13 février : le gouvernement donne l’ordre au général Denfert-rochereau qui défendait Belfort de se rendre. Belfort sera échangé contre Metz.

17 février : l'Assemblée nationale élit Adolphe Thiers comme "chef du pouvoir exécutif" qui se trouve devant deux problèmes : faire la paix et réduire Paris !

24 février – commémoration du 24 février 1848. Une immense foule, accompagnée de garde nationaux et de soldats se réunit au pied de la colonne du juillet, place de la Bastille. La foule continue de se réunir les jours suivants. (Ce jour-là le policier Vincent Zini qui faisait un travail de renseignement a été lynché par la foule)

26 février – fin de la convention d’armistice, les allemands peuvent reprendre le bombardement si une convention de paix n’est pas signée. Des centaines de milliers se réunissent sur les Champs-Élysées pour faire face à une éventuelle entrée des Allemands. Le soir l’armistice est prolongé.

1er mars. A l’Assemblée, Thiers annonce qu’il abandonne l’Alsace et la Lorraine malgré les protestations des députés de ces deux régions. Les Prussiens défilent sur les Champs-Élysées.

Tout au long du mois de mars les provocations vont se multiplier. Le gouvernement cherche un prétexte pour donner une « leçon » définitive aux Parisiens. On annonce que l’assemblée nationale quittera Bordeaux et se réunira à Versailles (ville du roi et des Allemands !). Thiers avait nommé au gouvernement des membres du gouvernement provisoire qui avait organisé la défaite et la famine à Paris, les nouveaux ambassadeurs nommés sont tous des royalistes. Le gouvernement met fin au moratoire des dettes et des loyers instauré pendant le siège. Les journaux républicains parisiens sont interdits. Un général est nommé préfet police à Paris comme si on s’apprêtait à un coup d’Etat.

3 mars – Les Fédérés déclarent que si l’Assemblée nationale essaie de les désarmer par la force, ils répondront par la force.

4 mars – une fausse nouvelle est propagée par l’agence de presse Havas qui annonce que Paris et à feu et à sang.

6 mars, Thiers nomme D’Aurelle Paladine (ancien bonapartiste) commandant en chef de la Garde nationale de Paris. Les Fédérés refusent et en appelle à Garibaldi, qui déclinera l’offre.

18 mars - (révolution du 18 mars) affaire des canons de Montmartre, l’armée est envoyée pour récupérer ces 171  canons payés par une souscription de parisiens, pour la défense de Paris assiégé par les prussiens et qui avaient été rassemblés à Montmartre, hors de la zone d’occupations allemande. Le 88ème régiment d’infanterie commandé par le général Lecomte est envoyé. Mais mis à part un seul garde national (Germain Turpin) qui sera abattu, personne ne protège ces canons. « Louise Michel qui se trouvait de garde au poste de garde du 61° bataillon en haut de la rue de la Fontenelle* toute proche, accourut avec une cantinière. Les deux femmes lui firent un premier pansement en déchirant leur propre linge. Le docteur Clemenceau maire du XVIII° arrivé sur place peu après lui prodigua les premiers secours sur place car le général Lecomte soucieux de ne pas ameuter la population, s’opposa à ce que l’on transporta le blessé à l’hôpital, au scandale de l’assistance. Louise Michel parvint à le relever et le conduire à Lariboisière, on le coucha dans le lit n° 14 de la salle Saint-Ferdinand ( par la suite devenue Ambroise Paré) où atteint de péritonite affection que l’on ne pouvait pas opérer à l’époque, il agonisa 9 jours entouré de sa famille. Germain Turpin mourut heureux, disait-il d’avoir vu la Révolution. » (Jean-Paul MartinaudUne histoire de l'Hôpital Lariboisière, éditions l'Harmattan 2005) Devant l’agitation de la foule après le premier coup de feu, le général Lecomte ordonne à la troupe d’ouvrir le feu. La troupe met la crosse en l’air et refuse d’obéir, le général Lecomte est fait prisonnier et sera fusillé en fin de journée en même temps que Clément Thomas, chef de la Garde nationale sous le siège, détesté par les gardes nationaux, "rendu à la vie privée, il cheminait en observateur sur les confins des lignes gardées par les insurgés maîtres de Montmartre" (Trochu - Œuvre Posthume, tome1, p53) Par conséquent c'était un espion. Les gens l'avait repéré, l'avait attrapé et l'amène rue des rosiers.

Thiers paniqué fait évacuer l’ensemble des autorités administratives à Versailles. Le gouvernement avant de partir (dans la nuit du 18 au 19) par la voix de M. Picard, ministre de l'intérieur, avait donné "délégation" aux maires. Comme une grande partie de ces maires sont aussi députés, ils se proposent d'agir pour obtenir de Versailles tout ce qu'ils pourront. Mais c’est le Comité central de la garde nationale, composé de 35 membres élus par les bataillons,  qui va assurer le pouvoir et réorganiser Paris et dans un premier temps en vue de sa défense, puisqu’on s’attend au retour des troupes. Des barricades sont élevées. Il n'y avait pas de décision insurrectionnelle pour ce jour là. Et jamais le comité ne poussera à la guerre civile : Jules Vallès disait : "2 heures de conversation à coup de canon et c'est la ruine de toutes nos espérances"

19 mars, un dimanche, tout est calme, Paris ne parle que de l’enterrement de Charles Hugo, le fils aîné de Victor Hugo avait été foudroyé à Bordeaux le 13 mars.

Le Comité fait savoir qu’il respectera les termes de l’armistice, la Commune n’est donc plus une affaire de patriotisme et de défense nationale mais une affaire de politique interne. La 1ere décision du comité central concernera le moratoire. La loi qui mettait fin au moratoire sera reportée, prorogation d'un mois. Ils vont donner ordre au mont de piété de suspendre la vente des objets. Quand un objet n'avait pas pu être récupéré à temps, par exemple on avait prêté 40 sous pour un matelas, l'objet était revendu. Là on décide que la vente des objets soit suspendue. On prévoit même de restituer aux plus pauvres ce qu'ils ont déposé au mont de piété. Tout ce qui valait moins de 25 francs. Troisièmement, il faut qu'ils rétablissent la vie dans Paris. Les égouts, l'enseignement, la justice... il n'y a plus personne. Ils vont faire appel à un personnel de fortune en augmentant les petits traitements. Et ils arriveront sur certains points à faire des miracles. Tahis qui était un membre du comité central, et ouvrier graveur, s'était chargé des postes. En 48h, il rétablira la distribution postale dans Paris. Ils se sentent appuyés par une bonne partie de l'opinion publique, et même une partie de l'opinion publique bourgeoise. Hector Pessard qui était un journaliste versaillais, qui a écrit tardivement vers 1895 je crois, un bouquin appelé "mes petits papiers" On y trouve un détail très intéressant le 19 mars. Il a rencontré une vieille dame fort convenable qui lui a parlé. Elle lui dit "les soldats ont mis la crosse en l'air parce que Favre s'était vendu à Bismarck" Voyez cette état d'esprit est présent même dans la bourgeoisie.

20 mars, le comité central déclare : "Nous considérons les maires comme restant en fonction jusqu'à ce qu'ils soit remplacés par la municipalité unique et élue mercredi prochain (en fait les élections se tiendront le dimanche 26)." Que demande la garde nationale et le comité central ? Relativement peu de chose :

1) Reconnaissance définitive de la république par l'assemblée. La république du 4 septembre restera le gouvernement de la France. Nous demandons que cela soit officiellement et solennellement reconnu.

2) Garder leurs fusils, et leur pension de 30 sous.

3) Autonomie et indépendance de la fédération de la garde nationale. Nous n'accepterons pas un chef imposé par Versailles. Nous élirons nous même nos chefs. Ils avaient déjà en principe élu Garibaldi, mais c'est seulement le 28 qu'ils apprendront son refus.

Mais dès le moment ou le comité central à dit "Commune" et a annoncé qu'à partir du 22, il y aura des élections pour la commune,  il y a un durcissement dans la population parisienne.

22 mars : 2 arrondissements étaient visiblement réactionnaires :  - Le 1er arrondissement, avec la bourse et la banque "de France"  - Le 2ème arrondissement, le cœur bourgeois de Paris. Les gardes nationaux là bas n'ont pas pris part à la fédération. Ils décident de faire une manifestation aux cris de « Vive l’ordre », « Bandits, assassins » -en référence à l’exécution des deux généraux. Arrivée place Vendôme la manifestation tourne mal, des coups de feu sont échangés. Le général américain (donc neutre) Sheridan qui était dans un hôtel place Vendôme (rue de la Paix au Westminster hôtel) regardait la scène. Il dira dans ses souvenirs : "Les 1er coups de feu sont parti des manifestants"
(Voir Pembroke Fetridge, The rise and fall of the Paris commune in 1871, p 66) A ce moment là les gardes nationaux ont tirés. On peut voir qu'il y avait des gens bien placés parmi les manifestants blessés ou tués.

- un colonel en retraite

- un ancien lieutenant de vaisseau

- un agent d'assurance

- un agent de change

Et parmi les blessés, rien de moins que le banquier Otto Hottinguer régent de la banque de France !
(voir Gaston DaCosta, Le 18 Mars, Tome 1, p 238)

Le lendemain dans le "Cri du Peuple" du 23 mars on lira : "Il faut se parler à cœur ouvert, les yeux dans les yeux, la fraternité, pas la guerre !"

Le 23 au soir il va se produire quelque chose d'encore mystérieux aujourd'hui. L'amiral Jean Saisset avait été nommé chef provisoire de la garde nationale par Thiers. Bien entendu il n'était pas accepté. Il s'était installé au grand hôtel près de l'opéra au centre de Paris. Il va lancer brusquement, le 24 au petit matin, une proclamation extraordinaire :
"Chers concitoyens, mes efforts conjugués avec ceux des députés de la Seine, ont OBTENU du gouvernement :
1) la reconnaissance complète des franchises municipales,
2) l'élection de tous les officiers de la garde nationale
y compris le général en chef.

3) des modifications sur la loi des échéances (sans préciser lesquelles)
4) un projet de loi sur les loyers favorable aux locataires.

En attendant que vous confirmiez ma nomination ou que vous m'ayez remplacé, je resterais à mon poste d'honneur pour veiller à l'exécution des lois de conciliation que nous avons réussi à obtenir, et contribuer ainsi à l'affermissement de la République !"

C'est un coup d'éclat dans Paris. Cette "bombe pacifique" qu'il lance a un résultat immédiat. Même les maires les plus réticents se disent "si le gouvernement est d'accord alors ça y est on va s'entendre." Les points les plus importants pour la population semblent être respectés.

Le 25 mars, les maires et les journaux sont d'accord pour que les élections ait lieu le dimanche 26.

C'est une atmosphère incroyable dans Paris. Même les gardes nationaux de l'hôtel de ville et ceux de la bourse et de la banque "de France" fraternisent. On a frôlé l'abîme, on été prêt à se tirer les uns sur les autres, mais maintenant ca y est, on est tous d'accord, on va s'entendre, il n'y aura pas de sang rependu.

26 mars : élections pour l’assemblée municipale

28 mars : proclamation des résultats des élections : 90 sièges mais 83 élus (il y a des candidatures multiples) Composé seulement de 27 ouvriers (mythe de la première tentative de dictature du prolétariat imaginé par Engels) Il y pas mal d'élus de gauche, d'élus centraux qui sont contents. Ils décident qu'ils vont travailler ensemble. Ils vont organiser une grande fête ce jour là place de l’hôtel de ville. Le mot "réconciliation" semblait avoir pris tout son sens. Il y avait des drapeaux rouges et des drapeaux tricolores qui étaient mêlés.

Victor Hugo avait dit :
"Le drapeau rouge signifie feu et sang, oui,
le sang dans les veines et le feu dans le foyers,
si souvent sans feu."

Jules Vallès :
"Ce ciel qui est d'éclair, cette odeur de lilas,
nous voila vengé de 20 ans de douleurs et d'angoisses,
embrasses moi camarade qui a comme moi les cheveux gris,
et toi marmot ! Viens que je t'embrasse aussi !
On te l'a sauvé belle petit, fils des désespérés,
tu seras un homme libre !"

Le président de la commune, le vieux Charles Beslay: "Maintenant : Travail, Ordre et Progrès"

Pendant ce temps, Thiers qui fait tout pour temporiser en multipliant les fausses promesses aux maires des arrondissements de Paris, obtient une modification de la convention d’armistice. Alors que les Prussiens n’avaient autorisé qu’une armée de 12 000 hommes à Paris, il obtient la libération de prisonniers et l’autorisation de former une troupe de 80 000 hommes, à force de concessions territoriales, l’Alsace, la Lorraine, Metz et Saintes-Maries aux Mines, Thiers obtiendra l’autorisation de constituer une armée de 150 000 hommes pour attaquer Paris.

29 mars première réunion du comité centrale de la commune, deux groupes principaux vont partager la direction, les Jacobins et les Blanquistes. Un troisième groupe minoritaire se dénomme Socialiste de type proudhonien, c'est-à-dire plaidant pour une fédération des communes de France. On trouve aussi quelques Internationaux et 5 ou 6 Marxistes. Ces divisions internes se doublent d’un conflit d’autorité entre le Comité centrale qui aurait du se dissoudre après les élections du 26 mars et l’assemblée municipale qui s’est réunie pour la première fois le 29 mars.

30 mars – Lors d’une mission de reconnaissance un général versaillais est fait prisonnier par les Gardes nationaux, puis libéré.

2 avril – (Dimanche des Rameaux) l’armée des Versaillais, commandée par Mac Mahon, se lance sur Paris la guerre à Paris. Les Parisiens qui profitent de ce dimanche ensoleillé entendent tonner le canon dans les faubourgs et imaginent qu’une fête bat son plein et qu’on lance des feux d’artifices. Personne n’imagine que des Français vont prendre la place des Prussiens pour massacrer d’autres Français. Finalement une foule se lève pour partir à l’assaut mais les Gardes Nationaux la retiennent pour éviter le massacre.

3 avril : « la sortie torrentielle », Paris et la Garde Nationale lance une attaque contre Versailles. C’est un désastre complet. Rien n’avait été préparé, les troupes sont trop désorganisées. Trois colonnes s’élancent vers Versailles, celles du nord et du sud sont massacrées. Seule la colonne du centre comprend qu’elle doit se replier sur Paris pour sauver sa peau. Dorénavant la stratégie sera uniquement défensive. Le désordre dans le commandement de la garde nationale est flagrant. Les officiers sont élus, donc révocables soit par le comité central, soit par la commission de la guerre de la commune, soit par la troupe qui exige une nouvelle élection. En plus de ce désordre dans le commandement, la Garde nationale souffre d’une très faible assiduité, sur plus de 200 000, on estime qu’environ 30 000 soldats se sont battus. Sur 1740 canons disponibles, seuls 320 seront utilisés. Peu de soldats, mais ils feront preuve d’un courage incroyable, résistant jusqu’à la fin (les Versaillais vont perdre 7 000 hommes pendant la bataille de Paris). Les départs sont très émouvants, accompagnés de leur famille, les soldats entonnent le chant du départ :

 « La République nous appelle

Sachons vaincre ou sachons périr

Un Français doit vivre pour elle

Pour elle un Français doit mourir. »

11/12 avril – Dombrowski mène avec succès une contra attaque. Sans lendemain. Il recommande en effet l'emploi tactique de l'artillerie et la constitution de commandos volants au lieu du bombardement préparatoire et de la manœuvre de fantassins.

16 avril élections complémentaires pour compenser les démissions, c’est l’abstention qui l’emporte. Tous les conseillers des Ier, IIème, IXème et XVIème arrondissements vont démissionner, ils veulent dénoncer l’incompatibilité de la volonté nationale exprimée par le suffrage universel dont est issue l’Assemblée nationale et la politique républicaine et sociale mise en œuvre par la Commune.

18 avril – les Versaillais passent la Seine et pénètrent dans le bois de Boulogne.

19 avril : proclamation du programme de la « commune ». Rédigé par Pierre Denis, ce programme très pauvre insiste sur l’idée fédéraliste comme une fédération des communes de France. Mais des mesures très concrètes sont mises en place :

- les échéances du remboursement des dettes sont repoussées au 15 juillet, les dettes seront remboursées sur 5 ans sans intérêts,

- 3 termes de loyers sont abolis,

- mise en place d’un plafond des traitements des fonctionnaires à 6000 francs avec interdiction du traitement,

- création des boucheries municipales subventionnées par la ville,

- mise en place d’une commission pour l’enseignement qui propose d'instaurer la gratuité et la laïcité à l'école en interdisant l'enseignement religieux. Il tente aussi de valoriser l'éducation des filles et l'enseignement professionnel.

- séparation de l’Eglise et de l’Etat et nationalisation des biens de mainmorte, les églises sont ouvertes au Club en fin de journée

- décret de la colonne Vendôme qui célèbre Austerlitz,

- la garde nationale sédentaire (opposée à la garde mobile, chargée des combats extérieurs) s’occupe avec une très grande efficacité de la police, la criminalité sera fortement en baisse durant la commune, lutte contre l’alcoolisme et de la prostitution,

- une commission du travail, interdiction du travail de nuit, les ateliers abandonnés sont remis à la collectivité ouvrière avec indemnisation prévue pour le propriétaire, révision des marchés : les fournitures seront en priorité fournies par les associations ouvrières, quand un marché est passé avec un fournisseur privé, une clause impose un minimum des salaires que l’entreprise doit verser à ses ouvriers.

8 mai : chute du fort d’Issy (au sud ouest)

10 mai : Traité de Francfort qui entérine sous une forme juridique la convention d’armistice.

14 mai : chute du fort de Vanves (au sud)

17 mai – début du bombardement intensif des remparts sud ouest de Paris (ils n’hésiteront pas à employer des bombes à pétrole, que les Prussiens avaient refusés d’utiliser contre Paris !). Les Versaillais emploient des pièces de marines qu’ils ont disposées sur la redoute de Montretout. Les remparts deviennent intenables. Mais les journaux de la Commune s’emploient à cacher la réalité de la situation à la population.

21 mai – début de la semaine sanglante ; 60 000 Versaillais entrent dans Paris par la porte de Saint Cloud. C’est un dimanche, la population profite du printemps, mangent des glaces, écoute des chœurs chanter la Marseillaise, les enfants applaudissent Guignol. En fin de soirée, un concert a lieu au Louvre au bénéfice des « veuves et orphelins ».

22 mai – les Versaillais descendant les Champs-Élysées et sont stoppés à la Concorde par les tirs de canons qui viennent des Tuileries et doivent refluer en direction de l’arche de triomphe pour installer leur artillerie place de l’Etoile. Paris devra être conquise rue par rue. Le reste de Paris apprend enfin la nouvelle par une affiche signée de Charles Delescluze, délégué à La Guerre. Suite à cette proclamation, une grande partie des combattants de la Commune se replie alors dans son quartier pour le défendre, abandonnant toute lutte coordonnée. Des barricades sont édifiées.

23 mai – Bismarck donne aux Versaillais l’autorisation de passer par la zone neutre (déterminée par la convention d’armistice et qui s’étendaient entre la zone d’occupation allemande et Versailles). Les Versaillais peuvent ainsi prendre Montmartre à revers. Quarante-deux hommes, trois femmes et quatre enfants ramassés au hasard sont conduits au numéro 6 de la rue des Rosiers, contraints de fléchir les genoux, tête nue, devant le mur au pied duquel les généraux ont été exécutés le 18 mars. Puis ils sont fusillés. Dombrowski est tué rue Myrrha. Exécutions massives à Montmartre, au parc Monceau et à la Madeleine. Début des grands incendies, à l’exemple des Russes qui incendient Moscou devant Napoléon, Paris commence à brûler. C’est le vieux monde que les Communards cherchent à détruire !

24 mai - Les incendies du 23 se poursuivent, y compris des immeubles d'habitation rue de Lille, Saint-Sulpice et du Bac. Les dirigeants communards évacuent et font incendier volontairement l'Hôtel de ville, la Préfecture de police et le Palais de justice. Les Versaillais occupent la Banque de France, le Palais-Royal, le Louvre, la rue d'Assas et Notre-Dame des Champs. Le quartier latin est attaqué ; il est occupé le soir et ses défenseurs (près de 700) sont exécutés rue Saint-Jacques. La poudrière du Luxembourg saute. À 12 h 30, le docteur Faneau, à la tête de l'ambulance établie au séminaire Saint Sulpice, est passé par les armes avec 80 fédérés blessés, exécutés dans leur lit. À la prison de la Roquette, des Communards exécutent l'archevêque de Paris Georges Darboy et cinq autres otages (dont le président Bonjean qui s'était illustré lors de la répression anti-populaire de juin 1848 – à propos de l’exécution de Darboy, Victor Hugo écrira : « Un enfant vaut bien un archevêque»). La mort de l'archevêque, qui avait tenté de faciliter l'échange d'Auguste Blanqui contre des prisonniers fédérés, ôte le dernier espoir d'arrêter l'effusion de sang. En tout 84 otages sur 200 seront exécutés (notamment à la villa des otages).

25 mai - Combats acharnés à la Butte-aux-Cailles, où résiste Wroblewski, et place du Château d'Eau, où Charles Delescluze, délégué à la Guerre de la Commune, est tué. Les cinq dominicains d'Arcueil et neuf de leurs employés sont soupçonnés de travailler pour « Versailles » et d'avoir mis le feu au siège de l'état-major du 101e bataillon proche de leur école. Le 19 mai, ils sont arrêtés, incarcérés au fort de Bicêtre. Puis, transférés le 25 lors de l'évacuation vers Paris, et abattus le même jour après une certaine confusion dans la prison du secteur, 38 avenue d'Italie.

26 mai - Épisode de la « villa des Otages », 50 personnes détenues à la prison de la Roquette (11 prêtres - , 36 gardes ou gendarmes versaillais et 4 civils travaillant ou manipulés par la police) ont été transférées de la prison de la Roquette où elles y seront fusillées par un peloton d'exécution, avec l'approbation de la population présente. Massacre de Communards au Panthéon.

27 mai : Au cimetière du Père-Lachaise, on combat à l'arme blanche entre les tombes : 147 communards sont fusillés au mur des Fédérés. Pendant la nuit les artilleurs versaillais tirent pour tenter d'incendier Belleville.

28 mai : Les combats se poursuivent dans Belleville. En début d'après-midi, les Versaillais prennent la dernière barricade des Communards, dont l'emplacement reste incertain. Mort d'Eugène Varlin, dénoncé par un prêtre, lynché par la foule qui lui crève un oeil, fussilé rue des Rosiers.

Après la semaine sanglante (entre 20 000 et 30 000 victimes), commence l’épuration. 43 000 prisonniers dont 819 femmes et 538 enfants seront amenés à Versailles dans le camp de Santory. on en relâche près de 7 700 qui avaient été arrêtés par erreur. Le calvaire continue : aucune hygiène, peu de soins pour les blessés, les épidémies se développent. On abat 300 prisonniers pour tentative de fuite dans la nuit du 27 au 28 mai.

Des prisonniers fédérés furent transférés dans les pontons et ports de l'ouest de la France; à Brest, Lorient, Cherbourg et Rochefort ces transferts eurent lieu dans des wagons à bestiaux dans des conditions sanitaires volontairement déplorables. Environ 20 000 y furent détenus pendant plusieurs mois, au moins 1 000 y moururent.

Le 22 mars 1872 est votée une loi sur le transport en Nouvelle-Calédonie des communards condamnés aux travaux forcés ou à la déportation.

Les limites de la Commune : par peur de se mettre à dos la population bourgeoise de Paris, la Commune ne touchera pas à la fiscalité, au droit d’octroi basé sur la quantité des produits et pas sur la qualité (le vin par exemple), pas de réduction du temps de travail. Pour se financer la commune n’ose pas forcer les coffres du ministère des finances. Elle se tourne vers la Banque de France sans savoir que la ville de Pais en est déjà client et possède un compte de 9 millions. La BDF va leur avancée une vingtaine de millions alors qu’elle en versera plus de 250 à Versailles. Henri Lefèvre : « que la Banque de France soit restée une enclave versaillaise dans Paris, ainsi que la caisse de dépôt et de consignation et que la bourse, c’est un étonnement pour l’historien et un scandale. » A la fin de 1870, le dividende des actionnaires de la BDF s’élève à 80 francs, en 1871…300 francs !

 

Sources :

Henri Guillemin RTS transcription : http://253054.free.fr/Commune/

http://fr.wikipedia.org/wiki/Commune_de_Paris_%28R%C3%A9volution_fran%C3%A7aise%29

http://fr.wikipedia.org/wiki/Affiche_Rouge_%281871%29

http://fr.wikipedia.org/wiki/Gouvernement_de_la_D%C3%A9fense_nationale

http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_franco-allemande_(1870

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ateliers_nationaux

http://fr.wikipedia.org/wiki/Journ%C3%A9es_de_Juin

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lection_pr%C3%A9sidentielle_fran%C3%A7aise_de_1848

http://fr.wikipedia.org/wiki/Coup_d%27%C3%89tat_du_2_d%C3%A9cembre_1851

http://www.herodote.net/12_janvier_1870-evenement-18700112.php

http://fr.wikipedia.org/wiki/Pl%C3%A9biscite_du_8_mai_1870

http://fr.wikipedia.org/wiki/Exp%C3%A9dition_du_Mexique_%281861-1867%29

http://www.herodote.net/28_septembre_1864-evenement-18640928.php

http://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Achille_Bazaine#Guerre_franco-prussienne_de_1870

http://www.histoire-fr.com/second_empire_declin_2.htm

http://fr.wikipedia.org/wiki/Semaine_sanglante

http://archives.hauts-de-seine.net/archives/histoire-du-departement/la-guerre-de-1870/la-seconde-bataille-de-buzenval/

http://fr.wikipedia.org/wiki/Comit%C3%A9_central_de_la_Garde_nationale

http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_d%27Aurelle_de_Paladines

http://autourduperetanguy.blogspirit.com/archive/2010/02/22/le-61-bataillon-de-la-garde-nationale-a-montmartre-a-montmar.html

http://fr.wikipedia.org/wiki/Adolphe_Thiers#Vers_la_IIIe_R.C3.A9publique_.281871-1873.29

http://fr.wikipedia.org/wiki/Trait%C3%A9_de_Francfort

 

Quelques Justes :

Eugène Varlin

http://fr.wikipedia.org/wiki/Eug%C3%A8ne_Varlin

Jules Vallès

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jules_Vall%C3%A8s

Charles Victor Beslay

http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Beslay

Auguste Blanqui

http://fr.wikipedia.org/wiki/Auguste_Blanqui

Charles Delescluze

http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Delescluze

Élisée Reclus

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lis%C3%A9e_Reclus

Edouard Vaillant

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89douard_Vaillant

Gustave Courbet

http://fr.wikipedia.org/wiki/Gustave_Courbet

Augustin Avrial

http://fr.wikipedia.org/wiki/Augustin_Avrial

Jaroslaw Dombrowski

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jaroslaw_Dombrowski

Paul Antoine Brunel

http://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Antoine_Brunel

Louise Michel

http://fr.wikipedia.org/wiki/Louise_Michel

Louis Rossel

http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Rossel

Eugène Pottier

http://fr.wikipedia.org/wiki/Eug%C3%A8ne_Pottier

 

Les chansons :

Le chant du départ :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Chant_du_d%C3%A9part

L’international :

http://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Internationale

Le temps des cerises :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Temps_des_cerises_%28chanson%29

La semaine sanglante :

https://www.youtube.com/watch?v=3leg9LNV-fQ

 

25. 5. 2014

 

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