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La situation du royaume à la mort d’Henri IV (1610)

 

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source image : http://www.dr-belair.com/dic/Politics/Images/Cartes/France-1610.jpg

 

« La fièvre de la Ligue était loin d’être tombée. Les catholiques ne pardonnaient pas à Henri IV de tolérer les huguenots dans le royaume.  Leur irritation s’exaspéra quand ils apprirent qu’il s’alliait aux protestants d’Allemagne, de Suisse et des Provinces-Unies pour attaquer les Habsbourg catholiques et même, disait-on, le pape. Un exalté, Ravaillac, pensa sauver le catholicisme en tuant le roi de deux coups de couteau.

Toute la France pleura la mort du roi. Pourtant, de son vivant, il n’avait guère été aimé. C’est après sa mort que l’on admira son courage, sa confiance dans les destinées de la France, son souci de relever le pays de ses ruines. Alors, Henri IV devint – et il est resté – le plus populaire de nos rois. »

 

L’histoire II – Malet et Isaac – 1959. Hachette, p.105 (ed. Marabout Université 1989)

 

Lexique

Retrouvez dans le texte de Mallet et Issac le vocabulaire correspondant aux définitions ci-dessous :

1-     Ancienne appellation donnée par leurs ennemis aux protestants français pendant les guerres de religion. À partir du XVIIe siècle, ils seront appelés religionnaires, car les actes royaux employaient le terme de « Religion prétendue réformée » pour désigner le protestantisme. Environ 300 000 d'entre eux ont dû quitter le territoire après les dragonnades et la révocation de l’édit de Nantes le 18 octobre 1685.

2-     Ce que l'on cherche à obtenir; intérêt, préoccupation.

3-     Adverbe signifiant beaucoup, mais qui n'est de nos jours employé qu'avec la négation ; combinaison qui a le sens de peu.

4-     Etat de celui qui est très en colère, courroucé, vivement agacé.

5-     Nom donné pendant les guerres de religion à un parti de catholiques qui s'est donné pour but la défense de la religion catholique contre le protestantisme. Son succès est tel qu'elle devient un danger pour la monarchie. En 1588, elle parvient à chasser le roi Henri III de la capitale.

6-     Personne qui est dans un état d'ardeur et d'enthousiasme particulièrement intense; fanatique.

 

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L’héritage d’Henri IV :

La paix civile  - L’Edit de Nantes est un édit de tolérance signé le 13 avril 1598 par Henri IV, par lequel le roi de France reconnaît la liberté de culte aux protestants, selon plusieurs limites et leur concède deux principaux « brevets » : un nombre important de places de sûreté en garantie (environ 150) et une indemnité annuelle à verser par les finances royales.

Henri IV lui-même était un ancien protestant, et avait choisi de se convertir au catholicisme afin de pouvoir monter sur le trône, après la mort de son cousin Henri III. La promulgation de cet édit mit fin aux guerres de religion qui ont ravagé le royaume de France au XVIe siècle (celles-ci ayant provoqué l’émigration de 200 à 300 000 huguenots) et constitue une amnistie mettant fin à la guerre civile. (Révocation de l’édit de Nantes par Louis XIV en 1685)

Restauration de l’autorité royale. Henri IV ne convoqua jamais les Etats Généraux. Il limita le droit de remontrance des Parlements. Il exclut des affaires les princes de sang et les grands seigneurs. Il limita les pouvoirs des gouverneurs de province, ne tint pas compte des libertés traditionnelles des villes et fait surveiller les autorités locales par des intendants.

Redressement des finances et de l’économie. C’est le ministre Sully qui a été chargé de la politique économique du royaume. En développant les manufactures et les ateliers (installations de tapissiers flamands aux Gobelins), en faisant creuser des canaux, en créant la Compagnie française des Indes, en relançant la colonisation du Québec, il encourage le commerce. Puisque Henri IV voulait que chaque famille dîne tous les dimanche d’une « poule au pot », Sully va entreprendre de développer l’agriculture. Il abolit les droits de douanes et de péages pour le grain afin d’encourager les exportations des excédents. Afin de protéger les paysans, il interdit la saisie des instruments de labour et leur accorde une remise sur les arriérés de la taille. En demandant l’aide d’ingénieurs hollandais, il assèche des zones marécageuses, il développe la culture de la vigne, celle des mûriers pour la soie, du riz en Provence, il fait planter des ormes le long des routes en vue de la construction navale (certains des ormes de Sully sont encore visibles aujourd’hui)...Sa devise et restée célèbre : « Labourage et pâturage sont les deux mamelles dont la France est alimentée, les vraies mines et trésors du Pérou

Sully réussit à amasser à la Bastille un trésor de guerre. Le domaine royal produisant peu, ce sont les impôts directs qui constituaient la source principale des revenus, surtout la taille qui en formait plus de la moitié Avec un prélèvement de 20 à 25 millions de livres tournois (unité comptable équivalant à environ 8 grammes d’or), le Trésor royal français se tient dans la moyenne européenne

source : Histoire économique et sociale du monde : 1580-1730 - Pierre Léon - 1978. Armand Colin, p.157.

 

 

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Ravaillac - tueur isolé ou patsy de service ?

 

En 1610 déjà, on retrouvait tous les ingrédients de la Black op. : patsy de service, disparition des services de sécurité et...pré-science de l'événement :


Henri IV - Jean-Christian Petitfils by SINGER-POLIGNAC
 

L’assassinat du roi était-il prévu ? Durant les premiers jours de mai 1610, le vice-amiral de Hollande reçoit une lettre l’informant que le roi de France a « été tué d’un coup de couteau ». Le 3 mai à Cambrai, un courrier annonce la mort d’Henri IV tué « de deux coups de couteau ».

 C'est en fait le 14 mai que le bon roi Henri périra sous les coups assenés par Ravaillac...

 

 

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La tête d'Henri IV a été authentifiée

LEMONDE.FR avec AFP | 15.12.10

Des scientifiques ont authentifié la tête du roi Henri IV, retrouvée après plusieurs siècles de pérégrinations rocambolesques chez un retraité en 2008, une découverte stupéfiante qui pourrait permettre de mettre au jour d'autres reliques royales oubliées. La tête d'Henri IV est "en très bon état de conservation" et comporte des cheveux et des restes de barbe, souligne une étude du British Medical Journal (BMJ), publiée mercredi, qui détaille cette étonnante découverte.

Elle est "légèrement brunie, avec les yeux à demi clos et la bouche ouverte" et porte plusieurs signes distinctifs : "Une petite tache sombre de 11 mm de long juste au-dessus de la narine droite, un trou attestant du port d'une boucle d'oreille dans le lobe droit, comme c'était la mode à la cour des Valois, et une lésion osseuse au-dessus de la lèvre supérieure gauche, trace d'une estafilade faite au roi par Jean Châtel lors d'une tentative de meurtre le 27 décembre 1594."

L'étude a été réalisée par dix-neuf scientifiques rassemblés autour du docteur Philippe Charlier, médecin légiste de Garches baptisé "l'Indiana Jones des cimetières", connu pour avoir révélé l'empoisonnement au mercure d'Agnès Sorel, favorite de Charles VII, et démontré que les restes conservés au château de Chinon n'étaient pas ceux de Jeanne d'Arc. Le Dr Charlier a travaillé en collaboration avec l'un des historiens d'Henri IV les plus connus, Jean-Pierre Babelon.

Assassiné par Ravaillac, un fanatique catholique, le 14 mai 1610, Henri IV a été enterré à la basilique Saint-Denis le 1er juillet avec tous les autres rois de France. Mais son cercueil a été ouvert en 1793 par les révolutionnaires, explique Rodolphe Huguet, président du Cendre (Cercle d'études des nécropoles dynastiques et royales européennes), passionné par l'histoire de ce roi. "Le corps a été jeté dans une fosse commune avec les autres. C'est à ce moment-là, vraisemblablement, que la tête en a été séparée. Aucun document ne dit qui l'a prise. Après la Révolution, des morceaux de dépouilles royales sont réapparus chez des particuliers."

 

http://www.lemonde.fr/culture/article/2010/12/15/la-tete-d-henri-iv-a-ete-authentifiee_1453513_3246.html

 

La tête d'Henri IV authentifiée par l'ADN

Publié

Une collaboration franco-espagnole a établi par analyse génétique un lien de parenté incontestable entre la tête momifiée d'Henri IV et du sang séché provenant de son descendant, Louis XVI, confirmant l'authenticité de ces restes royaux.

Cette étude étonnante, publiée dans la revue Forensic Science International est le fruit d'une collaboration entre une équipe française, menée par le Dr Philippe Charlier, médecin légiste à l'hôpital Raymond Poincaré de Garches et grand spécialiste des énigmes historiques, et des chercheurs de l'Institut de biologie de l'Evolution à Barcelone. En 2011, Carles Lalueza-Fox et ses collègues espagnols avaient déjà réussi à extraire des fragments d'ADN de Louis XVI à partir d'un mouchoir qui avait été trempé dans le sang au pied de la guillotine lors de son exécution il y a 219 ans, le 21 janvier 1793. Cette relique desséchée avait été conservée dans une sorte de gourde, restée dans la possession d'une famille aristocratique italienne.

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Comme Louis XVI, la tête d'Henri IV a aussi souffert du régime de la Terreur après la révolution française. Elle avait été séparée du reste de son corps en 1793 lors de la profanation de la basilique de Saint-Denis où sont enterrés les rois de France. Cette tête est réapparue au XIXe siècle dans la collection d'un comte allemand, puis a été vendue aux enchères à Drouot en 1919 pour la somme de 3 francs à un brocanteur parisien. Mais à l'époque, personne ne croyait qu'il s'agissait bien de la tête du premier des Bourbon. Il faudra attendre 2010, et une étude paléopathologique très complète réalisée par l'équipe de Philippe Charlier pour prouver à 99,99% que la tête était bien celle d'Henri IV.

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La qualité de l'échantillon sanguin de Louis XVI est telle que les scientifiques barcelonais ont désormais l'intention de dresser son génome complet. «Ce serait d'une part la première fois qu'on pourrait dresser la cartographie entière du matériel génétique d'une personnalité historique, et cela nous apporterait en plus des informations précieuses sur certains traits physiques, la susceptibilité aux maladies et la consanguinité de la famille royale,» s'enthousiasme Carles Lalueza-Fox.

 

http://www.lefigaro.fr/sciences/2012/12/31/01008-20121231ARTFIG00368-la-tete-d-henri-iv-authentifiee-par-l-adn.php

 

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Dernière mise à jour : 25/05/2016

 

 

 

 

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