Francouzsky rychle a přehledně – Praktická učebnice hovorově franštiny pro samouky i kursy - 1949
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Catégories
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Traduction |
Grammaire explicite |
Description morpho-syntaxique |
Documents authentiques |
Progression a priori |
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Vilém Pech |
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Titre |
Francouzsky rychle a přehledně – Praktická učebnice hovorově franštiny pro samouky i kursy Le français rapidement et clairement. Manuel pratique de français parlé pour auto-apprenant et pour les cours |
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Auteur(s) |
Prof. Vilém Pech |
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Editeur(s) |
Nakladatelé Kvasnička a Hampl v Praze (KH) |
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Année de publication |
1949 (?) |
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ISBN |
- |
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Traduction de l'avant-propos :
PRÉFACE
Notre petit livre s’adresse aussi bien aux grands débutants qu’à ceux qui ont déjà étudié le français à l’école ou ailleurs. Tout en conservant l’ampleur la plus réduite possible, il offre une introduction détaillée à l’orthographe et à la prononciation françaises (avec transcription). Les dix-huit leçons contiennent des textes en langue écrite et parlée courante, un riche vocabulaire classé par champs sémantiques, une grammaire française complète et un cahier d’exercices avec clé, comprenant soit la résolution des exercices, soit des indications pour les effectuer.
Les textes abordent de manière systématique divers aspects de la vie pratique, à la maison comme dans les lieux publics (ville et campagne, achats, restaurants, poste, médecin, voyages, etc.), le plus souvent sous forme de dialogues. Un soin particulier est accordé aux tournures usuelles de la conversation, ainsi qu’aux lettres, demandes et formules similaires.
Le vocabulaire présenté dans les textes est très abondant. Son étude est facilitée dès la première leçon par une organisation fondée sur les principaux champs sémantiques correspondant aux intitulés des textes, qui constituent en grande partie un manuel de conversation structuré. Tous les textes sont également traduits.
La matière grammaticale est ordonnée de la manière la plus claire possible en quatre vingt dix paragraphes. De nombreux exemples traduits et une attention particulière portée aux phénomènes plus difficiles en facilitent l’étude et permettent une révision systématique.
Les exercices joints à chaque leçon montrent comment assimiler la matière étudiée. Ils sont aussi variés que possible et visent, dès le début, à mener l’apprenant aussi bien vers l’expression orale autonome que vers la maîtrise écrite du français. Les corrigés ou indications fournis facilitent grandement le travail et sa vérification.
Le débutant commencera par la première leçon et puisera dans l’introduction uniquement ce qui lui est nécessaire au départ pour la prononciation.
Vilém Pech
Imprimé par « Impressa », Prague
Justification du tableau:
Traduction : +
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«Tous les textes sont également traduits.»
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(dans la partie grammaire des leçons) «De nombreux exemples traduits»
Jusqu'à la sixième leçon, les textes didactiques (ou les dialogues) sont systématiquement traduits et suivis d'un lexique de la leçon accompagnée de la traduction tirée du contexte particulier du texte didactique. Le lexique et la traduction du lexique sont présents dans toutes les leçons. Les explications grammaticales sont données directement en langue maternelle, et les exempes ou les paradigmes présentés sont aussi traduits, au moins en partie (par exemple, pour si la conjugaison d'un verbe est toujours donnée pour les trois personnes au singulier et au pluriel, seules la forme à la première personne est traduite.)
Grammaire explicite : +
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«une grammaire française complète»
Description morpho-syntaxique : +
Si la grammaire est présentée explicitement, on donne nécessairement une description morpho-syntaxique des phénomènes langagiers. C'est essentiellement dans le cas des méthodologies de type Audio-orale qui utilise systématiquement des exercices de drill et demande une présentation formelle intensive qu'on admet une description morpho-syntaxique sans recours aux descriptions explicites (et leur méta-langage).
Documents authentiques : -
Mêmes si les situations imaginées pour les leçons auraient pu très bien se prêter à l'usage de documents authentiques (un menu au restaurant, un timbre au bureau de poste ou un horaire de train à la gare, etc.) tous les textes et les dialogues sont des créations didactiques conçus pour fournir les exemples qui seront ensuite traité dans la partie grammaticale. Les dialogues sont tous d'un registre très soutenu et ne visent pour ainsi dire aucun trait de la communication orale.
Progression a priori : +
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«Les textes abordent de manière systématique divers aspects de la vie pratique, à la maison comme dans les lieux publics (ville et campagne, achats, restaurants, poste, médecin, voyages, etc.),»
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«La matière grammaticale est ordonnée de la manière la plus claire possible en quatre vingt dix paragraphes.» (le principe de clarté pourrait cependant un axe de progression : du plus clair au plus obscur qui correspondrait à un axe allant du plus simple au plus compliqué, la simplicité / clarté est comprise comme une similarité/proximité à des phénomènes proches à ceux qu’on trouve en langue maternelle, et la complexité / obscurité renvoie aux phénomènes inconnus de la langue maternelle).
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Du point de vue lexical, on ne décèle pas de logique de progression.« Le vocabulaire présenté dans les textes est très abondant. Son étude est facilitée dès la première leçon par une organisation fondée sur les principaux champs sémantiques correspondant aux intitulés des textes» - Les thèmes des lecons pourraient très bien s‘invertir, 5 : Achats, 6 :Au restaurants, 7 : Une ville de province
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La première lecon utilise en majorité les verbes avoir (8 occurrences), être (9 occurrences), habiter (2 occurrences), demeurer (2 occurrences), on trouve aussi une occurrence des verbes donner, passer, il y a, se trouver, passer. Le passé composé est introduit à la sixième lecon. La leçon sept introduit le futur simple. La huitième leçon présente l'imparfait et son usage comparé avec le passé composé. La leçon neuf présente le passé simple. La dixième leçon présente le conditionnel présent dans les propositions subordonnées hypothétiques. Le passé antérieur apparaît à la onzième leçon. La douzième leçon est consacrée aux « formules de correspondance » écrite. Les formes du futur antérieur, de l'impératif et du subjonctif présent apparaissent à la treizième leçon. La quatorzième leçon est aussi consacrée à la correspondance écrite et à la réponse à une petite annonce, et approfondit l'étude de l'usage du subjonctif dans les propositions subordonnées. La seizième leçon fait une présentation de Paris sous la forme d'un dialogue entre un Tchèque et un Français alors que la grammaire est en autre consacrée aux pronoms personnels objets directs et indirects. La leçon dix-sept récapitule l'ensemble des temps verbaux incluant l'imparfait du subjonctif. Le texte de la dernière leçon (18) est une lettre adressée à une agence de voyage, le chapître de la grammaire est consacré essentiellement à la conjugaison des verbes irréguliers (přehled nepravidelních sloves)
Phonétique :
Claude Germain (2020, p.5) traite les paramètres descriptifs des méthodes comme des « problèmes empiriques » à traiter. Aux problèmes résumés dans notre tableau à partir des premiers travaux d'Henri Besse, Claude Germain rajoute la description de la façon d'enseigner la phonétique. C'est pour cette raison que nous consacrons une ligne supplémentaire spécialement à la phonétique, car le terrain expérimental (l'étude des manuels) confirme que « l 'enseignement de la prononciation » occupe une place spéciale et à part dans les manuels.
Après la préface méthodologique, le manuel de Vilem Pech entame son introduction par une première partie consacrée à la phonétique du français (Francouzská výslovnost) après une remarque introductive sur l'effort articulatoire exigé par la phonétique du français par rapport à celle de tchèque et sur l'accent tonique et l'accent de phrase, une partie est consacrée aux voyelles (samohlásky) : longueur, aperture, liabialisation du point de vue général, puis chaque voyelle est décrite en particulier. Un second paragraphe très court est consacré aux consonnes pour constater qu'elles sont articulées d'une façon à peu près identique en français et en tchèque. Une longue deuxième grande partie est consacrée à l'orthographe et à toutes les façons possibles de transcrire les phonèmes décrits dans la première partie. Puis, une troisième partie se consacre aux « principales irrégularités dans la prononciation ( Hlavní nepravidelnosti ve výslovnosti) » essentiellement résumées par la prononciation des mots « étrangers » et du problèmes des lettres muettes.
Les contenus des cinq premières leçons (le texte ou les dialogues) sont sysqtématiquement accompagnés d'une traduction et d'une transcription phonétique. Le lexique et les exemples dans la partie grammaire sont aussi transcrits phonétiquement quand il présente une difficulté particulière (par exemple « couvert » est transcrit [Kuvè:r] dans la dernière leçon.)
Contenu thématique :
1- Première leçon : A la maison / Doma
Le premier texte (didactique) permet d'identifier un lecteur/apprenant ciblé par le manuel. Il s'agit d'un jeune tchèque – pas encore adulte, vivant chez ses parents. Sa famille habite Prague, dans la vieille ville et occupe un appartement très confortable au pièces assez grandes. Sa chambre est décorée d'un tapis perse qui est assez cher et d'une bibliothèque avec beaucoup de livres.
2- Deuxième leçon : le matin / Ráno
Le deuxième texte donne l'impression de présenter davantage la famille. Le lecteur cible a un petit frère portant la culotte (sans doute plus un « pantation à la turque » que le « hauts-de-chausses » des aristocrates de l'Ancien Régime), il a une sœur qui porte une robe. C'est la bonne qui apporte le petit déjeuner.
3- Troisième leçon : Dans la rue / Na uilici
(Dialogue) Le texte présente Charles (qui peut passer pour le lecteur cible) qui se promène avec son ami Paul. Ils rencontrent Dupin, ingénieur aux usines Škoda et maître Roche, avocat. Ils veulent acheter quelques livres, leurs amis vont les accompagner.
Remarque : On voit dès cette troisième leçon comment le livre s'érige en marqueur de l'identité bourgeoise identifiée par son capital culturel.
4- Quatrième leçon : Professions (Lettre.) / Povolání (Dopis.)
Prague, le 15 août 1939. Vous me demandez quelle profession choisir. Comme vous n'êtes ni millionnaire, ni rentier, essayons de chercher une profession convenable pour vous. Je ne vous conseille pas la catégorie des employés subalternes, mais hauts fonctionnaires (conseillers, juges, directeurs, officiers), professions libérales (avocats, médecins, pharmaciens, artistes, littérateurs.) N'oubliez pas non plus les hommes qui sont dans les affaires, l'industrie et le commerce. Comme vous n'avez pas de disposition pour le travail manuel, vous ne serez jamais artisan.
5- Cinquième leçon : Achats / Nákupy
(Dialogue) La mère et la sœur ont besoin de faire quelques commissions (en Francs) au marché et pour ne pas perdre de temps dans un grand magasin. Elles s'arrêtent devant un magnifique assortiment de chemises. La mère hésite entre deux chemises pour Jean (le petit frère). Elle se plaint du prix et achète la meilleure marché. Elle achète aussi des clous à la quinquaillerie.
6- Sixième leçon. Au restaurant (Dîner)
Le texte de cette leçon n'est ni traduit ni accompagné de la transcription phonétique.
Les amis commandent un repas très « bourgeois » composé de nombreux plats:
- potage / relevé (sole frite) / comme entrée un râgout magnifique / poulet rôti / légumes / salade / comme entremets des gâteaux / dessert fromage et fruits,
- des vins supérieurs / blanc sec / bourgogne / champagne.
7- Septième leçon. Une ville de province.
Le texte présente les bâtiments publiques qu'on trouve dans une petite ville. Il introduit un nouveau personnage : Jules.
8- Huitième leçon. Une soirée dans la capitale.
(Dialogue entre A et B) Le texte passe en revue les façons (bourgeoises) de se divertir : on joue Molière au théâtre national / le philarmonique / le cinéma / le cirque / ma sœur raffole de la danse / les bals / les sauteries / je m'y ennuyais horriblement / je ne pourrais pas vivre sans lecture (partimoine culturel) / la radio / cela ressemble à la musique dans les cafés que je n'aime guère.
9- Neuvième leçon. A la campagne.
Mon oncle partit de Marseille / pour un bourg perdu dans la montagne / enchanté des beautés qui se présentaient à ses yeux / tout cela l'enchante au premier coup d'oeil /[dans] la ferme de son cousin / il devient vite ami des beaux chevaux, des vaches...il ne fuyaient même pas les porcs / il assiste aux travaux des moissonneurs, [du] meunier. L'oncle quitte son état de contemplation pour devenir actif en partant à la chasse : il tua quelques lièvres et un tas de perdrix.
10- Dixième leçon – A la gare.
(Dialogue entre elle -Lucie - et lui) A la gare, ils prennent des billets pour Lyon et interagissent avec l'employé, le contrpoleur, le porteur. On ne sait pas en quelle classe ils voyagent, mais montent dans un wagon et prennent place sur une banquette rembourrée.
11- Onzième leçon – A la poste.
Dialogue téléphonique précédé d'un texte décrivant ce que André est venu faire à la poste (affranchir des lettres / acheter des timbres ) avant de téléphoner à son ami René grâce à l'aide du téléphoniste.
12- Douzième leçon – Formules de correspondance.
- Exemplier suivant les paragraphes de la lettre :
Adresse / Dijon le 3 mars 1940 / formules initiales, suivant la relation « hiérarchique » : - égal à égal – inférieur à supérieur – supérieur à inférieur – d'homme à femme (et pas l'inverse, on suppose que les femmes n'écrivent ni aux hommes, ni aux femmes?) / fomules finales.
- Exemple de circulaire commerciale type.
13 – Treizième leçon – Chez le médecin
Madame Lecoq amène sa fille en consultation. Elle souffre d'insomnie, elle maigrit. Le médecin dit se méfier des cachets qui ne font que du mal à l'estomac et leur conseille de se rendre en cure / aux eaux. Il conseille aussi à l a mère de prendre du repos.
14 – Quatorzième leçon – Offre d'emploi
Gaston Leblanc, né à Brno le 25 octobre 1917, répond à une petite annonce (premier texte) passée par le Société de commmerce de l'Ouest-Africain (7, rue de Téhéran à Paris) cherchant des jeunes hommes , célébataires, libérés du service militaire, connaissant l'anglais souhaitant se faire une situation dans le commerce aux colonies.
Il écrit depuis Prague, le 6 août 1938 et se présente : il a fait ses études à l'Ecole supérieure de commmerce à Prague. Après la mort de son père en 1936, il est allé en France (et en Angleterre) pour acquérir une connaissance parfaite de la langue, parle et écrit courrament l'allemand et il est prêt à résoudre les problèmes de l'étude des langues indigènes. Une situation dans les colonies est la plus belle situation qu'il connaisse. Si la compagnie cherche un employé qui aille avec joie Afrique, il fera tous ses efforts pour donner satisfaction.
15 – Quinzième leçon - Voyage en France
Gustave va visiter Paris, invité par son ami Edouard qui a passé ses dernières vacances en Moravie. Après avoir « fait ses malles », il s'installe dans un compartiment avec un camarade qui va aussi en France, « comme il fait très chaud, il boit vite encore un peu de bière. » A la frontière française, Gustave est ému d'alller si loin. « Avez-vous quelque chose à déclarer ? » demande le douanier. « Oui, je désire passer cinq paquets de cigarettes. » Arrivé à la gare de l'est, il est conduit par son ami français au quartier Montparnasse. Son camarade doit descendre dans l'hotel, dans une chambre qui ne soit pas trop chère, naturellement sans l'eau chaude, mais qui est cependant très agréable.
16 – Seizième leçon – A Paris.
(Dialogue entre « Le Tchèque » et « le Français ») Le tchèque conseillé par son ami Lenoir (traduit dans le lexique par « noir,e černý ») demande au « Français » des renseignement pour organiser une visite de Paris. Le Français le rassure sur le fait que Paris n'est pas une ville chère il y a partout des petits restaurants à prix fixe. Comme itinéraire, il indique d'abord la rive droite, les grands boulevards, prendre l'autobus pour la place de l'Opéra, l'avenue de l'Opéra, le Louvre, le jardin des Tuileries, la place de la Concorde, la magnifique promenade des Champs-Elysées, l'arc de Triomphe (vítězná Brána). Le bois de Boulogne, à la porte d'Auteuil prendre le métro qui traverse la Seine et vous met sur la rive gauche. Vous êtes logé au Quartier Latin n'est-ce pas ? Le Tchèque répond que oui, « car ce sont les écoles, la Sorbonne surtout, et les bibliothèques qui m'attirent, j'ai déjà vu les jardins du Luxmbourg et le musée du Luxembourg. Le Français conseille de visiter ensuite la tour Eiffel, le Panthéon, l'Hôtel des Invalides, les Halles centrales, le cimetière du Père-Lachaise, le château et le parc de Versailles.
17 – Dix-septième leçon – Une visite.
(Dialogue) Yvonne (« Yvona » dans la traduction du lexique) rend visite au professeur Dubois, une bonne vient lui ouvrir et lui demande qui elle doit annoncer. « Je suis Mademoiselle Paul de Prague. Je viens de la part de Monsieur Duval de Prague. » Le professeur Dubois l'accueille et se propose de l'introduire dans la société française, car il « désire que notre payse vous plais beaucoup. »
18 – Dix-huitième leçon – Lettre à une agence de voyage.
Paris, le 14 avril 1939
Adressée au Directeur, signée par Hervez qui exprime sa gratitude envers l'agence qui a organisé le séjour de sa famille en Normandie (Mont Saint-Michel, Rouen, Caen), choix de l'intinéraire en auto (il est ravi « de ces auberges pittoresques que le développement de l'auto à fait naitre »), réservations des hôtels son séjour, le tout réglé par l'usage de chèque (« un simple rectangle de paier blanc barbouillé » […] « remplaçant les liasses de billets crasseux »)

