Jdi na obsah Jdi na menu
 


France : 9 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté

29. 9. 2016

Documents :

- Un ménage sur deux vivait avec moins de 20.150 euros par an en 2014

- Pauvreté: les Français les plus modestes sacrifient leur santé pour boucler leur budget

Une nouvelle étude révèle que près de 26 millions d’Américains restent «trop pauvres pour faire des courses »

 

***

Selon les derniers chiffres de l'Insee, en France, le niveau de vie des plus pauvres comme celui des plus riches stagnent. Près de 9 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté.

Les effets de la crise de 2008 se font toujours sentir sur le niveau de vie des Français. En 2014, la moitié des ménages vivaient avec moins de 20.150 euros annuels, soit 1679 euros par mois, selon l'enquête Revenus fiscaux et sociaux (ERFS) de l'institut des statistiques français (Insee). L'étude montre ainsi que leur niveau de vie piétine. Entre 2013, où le revenu médian atteignait tout juste 20.000 euros annuels, et 2014 il n'a progressé que de 0,2% poursuivant sa stagnation alors qu'il grimpait en moyenne de 1,4% par an entre 1996 et 2008, soit avant la crise.

Puisqu'il s'agit d'un revenu médian qui partage la population en deux, il faut bien sûr en déduire que l'autre moitié des ménages vit avec davantage. Mais ce que l'étude montre surtout, c'est que le coup d'arrêt a été ressenti en 2014 par les plus aisés comme par les plus modestes. «En 2013, l'évolution des niveaux de vie était positive dans le bas de la distribution et négative dans le haut: par conséquent, les inégalités se réduisaient», rappelle l'Insee. En 2014, si les plus riches ont pâti d'une baisse de la rémunération de leur patrimoine (diminution des taux d'intérêt et du rendement des assurances-vie), les plus pauvres ont aussi subi le recul des revenus d'activité, précise l'enquête. En 2014, les 10 % de personnes les plus modestes avaient ainsi un niveau de vie inférieur à 10.770 euros annuels ( 10.730 euros en 2013 et 10.610 euros en 2012) et les 10 % les plus aisés un niveau de vie au moins 3,5 fois supérieur, au-delà de 37.260 euros (37.200 euros en 2013 et 37.430 euros en 2012).

Seuil de pauvreté à 1008 euros mensuels

 

Parallèlement le nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté stagne lui aussi. Après un léger reflux en 2012 (13,9% contre 14,3% en 2011), la part des personnes vivant avec moins de 1008 euros par mois (soit 60% du niveau de vie médian) atteint 14,1% de la population. Cela représente 8,8 millions de Français. L'Insee précise que la structure de la population pauvre reste «à peu près inchangée». Le taux de pauvreté des actifs occupés reste stable (7,7% en 2014) avec un revenu médian qui s'élève à 22.320 euros pour les salariés. Les indépendants en revanche souffrent davantage avec une baisse de leur revenu d'activité (+0,9% à 18,8% de personnes pauvres). L'étude évoque la progression du nombre d'autoentrepreneurs comme une explication possible. La pauvreté reflue chez les chômeurs (- 0,7%) du fait notamment d'un nombre croissant de chômeurs plus âgés mais aussi de l'augmentation du nombre d'allocataires occupants auparavant des postes de cadres qui tire mécaniquement le montant des indemnités vers le haut. Les retraités s'en sortent un peu mieux grâce aux revalorisations successives du minimum vieillesse mais aussi à l'arrivée de personnes dont le niveau de pension est plus élevé (7,6% de personnes vivant sous le seuil contre 7,9% en 2013). Enfin, les familles monoparentales qui dépendent dans 80% des cas du seul salaire de la mère, sont trois fois plus souvent pauvres que les couples avec enfants (35,9% contre 11,4%). «Ce sont elles qui, en 2014, connaissent la plus forte détérioration: leur part dans la population pauvre passe de 21,9 % en 2013 à 23,2 % en 2014 et leur taux de pauvreté est en hausse (+ 1,4 point en 2014)», détaille l'Insee.

 

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2016/09/06/20002-20160906ARTFIG00265-la-moitie-des-francais-touchaient-moins-de-20150-euros-par-an-en-2014.php

 

Devoir à la maison pour le 4/10/2016 :

1- Retrouvez dans le texte les expressions, noms, verbes ou phrases qui indiquent :

Une augmentation  (+) :

Une baisse (-) :

une stabilité (=) :

2- Retrouvez dans le texte les différentes catégories de la population :

Exemple : les plus riches, etc.

3- Dans un résumé de 150 mots environ, présentez les informations principales du texte.

***

Pauvreté: les Français les plus modestes sacrifient leur santé pour boucler leur budget

Le baromètre Ipsos/Secours populaire font état de résultats de plus en plus inquiétants: un nombre croissant de ménages fait l'impasse sur certaines consultations médicales, faute de moyens financiers.

Des signes alertaient déjà sur cette triste tendance, qui ne fait que se confirmer avec le baromètre santé Ipsos/Secours Populaire: les personnes les plus pauvres font l’impasse sur leur santé, qui leur sert de variable d’ajustement budgétaire. En effet, parmi les Français dont le revenu mensuel net est inférieur à 1.200 euros, la moitié ont repoussé, voire même annulé, une consultation chez le dentiste (+22 points par rapport à 2008!), et 4 sur 10 en ont fait de même avec l’ophtalmologiste. Et 64% avouent avoir eu du mal à payer des actes médicaux, même quand ils sont d’ailleurs remboursés par la Sécurité sociale.

Et les difficultés s’accumulent, 48% des ménages les plus modestes admettent avoir du mal à avoir une alimentation saine, et 53% à se doter d’une mutuelle. Pire encore, ce report de soins médicaux indispensables touche également les enfants: 12% des ménages français ont déjà renoncé et/ou retardé des soins dentaires pour leurs enfants et 10% des soins optiques.

Non seulement ces chiffres sont très inquiétants, mais il est également probable qu’ils soient sous-estimés. "Il est encore plus difficile d'avouer avoir renoncé à des soins pour son enfant que pour soi-même" explique ainsi Etienne Mercier d’Ipsos. Quant à Julien Lauprêtre, président du Secours populaire français (SPF), il y a là aussi une probable censure des personnes sondées car "les personnes qui viennent au Secours populaire ne parlent jamais de leur santé. Il y a une pudeur et nous avons un travail à faire auprès du grand public comme auprès d'eux pour leur expliquer que l'accès aux soins dentaires ou ophtalmologiques, ce n'est pas du luxe".

Et la situation, lentement mais sûrement continue à se diffuser à des catégories de la population qui, sans en être totalement préservées, pouvaient jusque-là échapper à la tendance: les personnes ayant un emploi. "Le travail n'apporte plus forcément la garantie d'une autonomie financière: certains salariés ne sont plus à l'abri des privations et peinent également à se soigner", confirme Julien Lauprêtre.

 

Publié le :Mardi 06 Septembre 2016 - 19:17

Dernière mise à jour :Mardi 06 Septembre 2016 - 19:17

http://www.francesoir.fr/societe-sante/pauvrete-les-francais-les-plus-modestes-sacrifient-leur-sante-pour-boucler-leur-budget

 

«Les Américains les plus pauvres ont cessé de faire les courses, sauf pour le strict nécessaire »

http://www.zerohedge.com/news/2016-07-08/26-million-americans-are-now-too-poor-shop-study-finds

Une nouvelle étude révèle que près de 26 millions d’Américains restent «trop pauvres pour faire des courses »

20160708_poor1.jpg

 

Ces 26 millions d’ Américains doivent jongler avec deux à trois emplois, gagnant juste autour de 27.000 $ par an

Près de la moitié de tous les Américains n’ont pas vu une augmentation de salaire au cours des cinq à sept dernières années, et un autre 28 % ont vu leur salaire net réduit des déductions d’assurance médicale plus fortes ou d’emplois à temps partiel , ARG trouvé. « C’est effrayant quand vous commencez à voir les choses que vous avez jamais vu auparavant»

 

09/07/2016

http://dndf.org/?p=15208
 

Komentáře

Přidat komentář

Přehled komentářů

Zatím nebyl vložen žádný komentář