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Philippe Auguste et l'Ordonnance-testament de 1190

 

- Mythe du premier roi de France: la réponse des sceaux.

- Du système féodal vers le système monarchique, l'alliance du roi et de la bourgeoisie parisienne...

- Sitographie et documents

- Philippe Auguste dans l'actualité, 24/04/2016

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Philippe II, premier roi de France ?

  

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 source image : http://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_II_de_France#mediaviewer/Fichier:Conquetes_Philippe_Auguste.gif

 

Le mythe de la France éternelle voudrait que :

« Entre 1150 et 1250 environ, la royauté française s'installe et s'enracine dans ses rites et son idéologie. Le roi des Francs devient le roi de France »

http://www.fdn.fr/~rebours/clovis.htm

 

D'après la légende, le document qui donnerait corps à ce changement de titre est communément appelé l’Ordonnance-testament de 1190.

Même si des transcriptions peu sérieuses font état de "roi de France",

https://docs.school/histoire-et-geographie/histoire-medievale/dissertation/ordonnance-philippe-auguste-9461.html,

ce document ne laisse apparaître nulle part ce titre supposé de "roi de France", au contraire, il y est fait usage du traditionnel "roi des Francs" :

 

« PHILLIPVS DEI GRATIA FRANCORUM REX » est l'inscription qui entoure le sceau de Phillippe II le désignant par la grâce de Dieu roi des Francs Né en 1165 à Paris et décédé en 1223 à Nantes, Philippe II dit Philippe Auguste est le septième roi de la dynastie des Capétiens. Fils héritier de Louis VII et d'Adèle de Champagne, Philippe Auguste reste l'un des monarques les plus admirés et étudiés de la France médiévale en raison de sa longueur de règne, de ses importantes victoires militaires ainsi que des progrès essentiels accomplis pour affermir le pouvoir royal et mettre fin à l'époque féodale.

 

 

https://www.doc-du-juriste.com/droit-public-et-international/histoire-et-philosophie-du-droit/dissertation/ordonnance-testament-philippe-ii-auguste-organisation-gouvernement-royaume-administration-domaine-480285.html

 

 

En fait les "spécialistes" de la version officielle ne s’accordent pas vraiment sur la date exacte de l’apparition supposée du titre Rex Franciae sous le règne de Philippe II Auguste:

 « d"Alain Derville, né en 1924, agrégé d'histoire, docteur ès lettres, professeur à la Faculté des Lettres puis à l'Université de Lille III dans son livre La société française au Moyen Âge, 2000, p. 264 dit que "dès 1200, Philippe Auguste abandonna le titre de roi des Francs (rex francorum) par celui de roi de France (Rex franciæ)". Marie Thérèse Jones-Davies, professeur à l'Université Paris Sorbonne dans Langues et nations au temps de la Renaissance p. 39, dit que "Cette titulature devint officielle en 1181 lorsque Phillippe-Auguste déclara : Philippus Dei gratia Franciae rex (Philippe roi de France par la grâce de Dieu)". Alain de Benoist dans La ligne de mire, p. 62, dit que : "l'expression rex Franciae n'apparaît qu'au XIIIe siècle sous Philippe Auguste après la défaite de Muret" (le 12 septembre 1213).  »

http://fr.wikipedia.org/wiki/Discussion:Philippe_II_de_France

 

Il faut cependant relever que les traités et conventions de paix signés entre les vassaux ou alliés et le royaume de France mentionnent sans exception Philippus rex Francorum, Philippe roi des Francs ou des Français, à la différence par exemple de Richard roi d'Angleterre (rex Angliæ – en usage depuis Henri II – 1154 – fils d’Henri Ier, créateur du système Tally Stick). »“

http://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_II_de_France

 

Ce désaccord entre les "spécialistes" et cette constante de la mention du roi des Francs dans les traités diplomatiques, pourraient renforcer cette remarque formulée par Pierre Dortiguier, citant un auteur anonyme des Monumenta Germaniae Historica à la 10ème minute de sa conférence sur les approches récentistes :

les archives seraient truffées de faux, implantés, d'époque en époque, par des clercs académiques voulant faire le bien du clan tirant encore les rênes du pouvoir des siècles plus tard...

C'est donc sur la base de faux douteux, d'archives falsifiées que la légende s'est créée :

 

1181-1285 : à partir de 1190, le sceau de Philippe Auguste est gravé de la mention en latin : Rex Franciæ, roi de France1, mais la titulature latine rex Francorum reste par ailleurs en usage jusqu'à la Révolution.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_monarques_de_France#Titres_officiels

référence : Jean-Paul Meyer,Les Fils de L'An 2000 Essai [archive], 1998, p. 61

 

Cette affirmation des rédacteurs de Wikipédia, reprenant celle de J.P. Meyer prétendant que le titre de "rex franciae" apparait sur le sceau du roi dès 1190, est en totale contradiction avec l'inventaire des sceaux royaux effectué par Natalis de Wailly dans son article sur une collection des sceaux des rois et des reines de France. 1843. A la page 479 on y lit clairement et sans ambiguïté :

Philippe II. Philippus. Di. Gra. Francorum Rex. Au contre sceau une fleur de lis épanouie. 1219

http://www.persee.fr/doc/bec_0373-6237_1843_num_4_1_451718

 

Le testament de Philippe II, rédigé en 1222, fait toujours mention de "Francorum rex" :

http://art.rmngp.fr/fr/library/artworks/testament-olographe-de-philippe-auguste-donne-a-saint-germain-en-laye_parchemin_1222?force-download=65372

 

Philippe Auguste, de son propre aveu, aura été, jusqu'à sa mort, le roi des Francs.

 

Il semble alors plus prudent de considérer que le changement de titre se soit effectué beaucoup tardivement, le titre de Rex Francorum n’étant définitivement abandonné que par Louis XIII, dont il est fait encore mention par le sceau royal jusqu’en 1633.

 Louis XIII. LUDOVICVS XIII DEI GRATIA FRANCOR"Vm REX Au contre
tre-sceau, l'écu de France, timbré d'une couronne et supporté
par deux anges assis. 1616.

Louis XIII. LOVIS XIII PA) LA GRACE DE DIEV ROY DE FRANCE
et de Navarre. Dans le bas du sceau on lit : 1633.

 
Wailly Natalis. Sur une collection de sceaux des rois et des reines de France.. In: Bibliothèque de l'école des chartes. 1843, tome 4. pp. 476-485.

doi : 10.3406/bec.1843.451718
url : /web/revues/home/prescript/article/bec_0373-6237_1843_num_4_1_451718
Consulté le 17 mars 2015

 

che-19-montrond1836chapitre10philippe2.gif

Sceau et contre-sceau de Philippe II Auguste
(dessin quelque peu idéalisé d’un manuel de diplomatique de 1759)

http://www.corpusetampois.com/che-19-montrond1836chapitre10.html

« Au nom de la sainte et indivisible Trinité, Amen. Philippe, par la grâce de Dieu roi des Francs...»

 http://sourcesmedievales.unblog.fr/2008/04/05/le-testament-de-philippe-auguste-1190/

 

Conclusion :

 En plaçant ce changement de titre sous le règne de Philippe Auguste par une narrative officielle postérieure, on prétend ainsi perpétuer une tradition imaginaire de l'unicité de l'Etat. Le nouveau Roy de France (Louis XIII) devait légitimer par une tradition reconstruite de toutes pièces son Coup de force mené au dépends de la noblesse (l'analyse "récentiste" et "nationaliste" de Fomemko et Nosovskiy, s'appuyant notamment sur la biographie d'Anne de Kiev et de l'évangélicaire de Reims, suppose que c'est un nouvel Etat libéré du joug "russe" que cherche à légitimer le nouveau Roy de France)

Ce nouveau rapport de force marque un conflit entre le roi, allié de la Bourgeoisie,  s'opposant aux autres clans constituant la puissance de la noblesse. Cette nouvelle politique venait continuer celle menée par d'Henri IV et Sully qui commencèrent à donner une unité économique au royaume. Louis XIII allait lui donner une unité titulaire en s'inventant, grâce à la figure de Philippe Auguste, un ancêtre de longue date.

 

***

 

L’héritage de Philippe Auguste

et l'Ordonnance-testament de 1190 :

 

Ordonnance Testament de Philippe II Auguste sur l'organisation du gouvernement du royaume et l'administration du domaine royal, 24 juin 1190

Thèmes abordés

Philippe II Auguste, testament, administration du domaine royal, Capétiens, Louis VII, pouvoir Juridique, système judiciaire, baillis, règlementation ecclésiastique, élections ecclésiastique

Résumé du document

« PHILLIPVS DEI GRATIA FRANCORUM REX » est l'inscription qui entoure le sceau de Phillippe II le désignant par la grâce de Dieu roi des Francs Né en 1165 à Paris et décédé en 1223 à Nantes, Philippe II dit Philippe Auguste est le septième roi de la dynastie des Capétiens. Fils héritier de Louis VII et d'Adèle de Champagne, Philippe Auguste reste l'un des monarques les plus admirés et étudiés de la France médiévale en raison de sa longueur de règne, de ses importantes victoires militaires ainsi que des progrès essentiels accomplis pour affermir le pouvoir royal et mettre fin à l'époque féodale.

Sommaire

  1. Un roi prévoyant assurant la primauté du pouvoir Juridique

    1. Une répartition du pouvoir calculée

    2. Une refonte du système judiciaire

    3.  

  2. Nouvelles règlementations et organisations assurant la pérennité du royaume

    1. Une organisation financière dicté

    2. Une nouvelle règlementation ecclésiastique au seins du domaine royal

 

https://www.doc-du-juriste.com/droit-public-et-international/histoire-et-philosophie-du-droit/dissertation/ordonnance-testament-philippe-ii-auguste-organisation-gouvernement-royaume-administration-domaine-480285.html

 

Elle peut passer pour une première ébauche de constitution, elle fixe les règles de conduite des affaires du royaume pendant l’absence du roi parti en croisade.

« Les mesures édictées dans ce texte, et renforce considérablement les moyens de contrôle de l’administration royale dans le domaine, devaient être provisoires. Mais Philippe Auguste se garda bien de les abroger à son retour de la Croisade en 1192. Elles furent néanmoins difficiles à imposer, d’autant plus que l’expansion spectaculaire du domaine royal sous son règne rendit beaucoup plus vaste, en quelques années, le territoire à administrer. Le renouvellement de ces prescriptions par saint Louis en 1254 témoigne d’une application imparfaite, et en particulier de l’essor de la corruption chez les baillis et les prévôts. Mais le fait que l’ordonnance de 1254 s’applique à tout le royaume – l’ensemble des territoires des vassaux du rois (ndlr) - hormis la Bretagne et l’Aquitaine témoigne aussi du fait que les mesures de Philippe Auguste constituèrent un outil efficace pour accroître le pouvoir royal, qui se place à la veille de ses premiers grands succès. »

http://dreillard.vip-blog.com/vip/article/3129797,Ordonnance-%E2%80%93-testament-de-Philippe-Auguste.html

 

Paris – capitale de la France – fait construire le mur d’enceinte. Transfert le trésor royal de l’île de la Cité au Temple (rive droite – ordre des Templiers) - Philippe Auguste bâtit un système comptable et fiscal, ancêtre de la Chambre des Comptes, où les agents royaux venaient trois fois l’an déposer les revenus de la Couronne. Les Comptes sont contrôlés par 6 Bourgeois de Paris (1190).

Accroissement (multiplié par 5) la surface du domaine royal.

Mène une lutte acharnée contre les Anglais (Plantagenêt: Richard Coeur de Lion – Jean sans terre) et l’empereur Barberousse (Bouvines 1214)

1182 - Expulsion et confiscation des biens des juifs.                

– 1208-1229 – Innocent III - Croisade contre les Albigeois Arnaud Amaury, le légat du pape, à qui on demandait comment différencier les cathares des bons catholiques de Béziers pour les épargner, déclara « Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les Siens. » - Sylvain de Montfort (1202 : 4ème croisade des Vénitiens vers Constantinople)

 

L’administration judiciaire – La justice du Roi supérieure à la justice des Seigneurs

Inaugure la fonction de « garde des sceaux » (toujours en usage aujourd’hui – ministre de la justice), chargé de la garde des textes législatifs et des divers décrets promulgués par le roi.

Cas royaux. — On appelait cas royaux les crimes ou délits (le meurtre, le rapt, l'homicide et la trahison.) dont la connaissance était réservée aux magistrats royaux. Les baillis eurent soin de les multiplier pour annuler les justices seigneuriales.

(Dictionnaire historique des institutions, mœurs et coutumes de la France

Adolphe Chéruel (1809-1891) — Paris, 1899 cité par http://www.blason-armoiries.org/institutions/c/cas-royaux.htm)

 

L’administration des finances

« Les historiens admettent que les premières mesures d'organisation des finances datent du règne de Philippe Auguste. »

« Le roi innova financièrement pour accroître les rentrées du trésor. Il supprima beaucoup de prestations et de corvées, de livraisons en nature. Il affranchit même certaines villes du service d'Ost. Il mit en place des taxes fixes au rendement plus prévisible permettant ainsi l'établissement d'un véritable budget. »

http://fiscafrance.free.fr/phil_augus.htm

En nommant des officiers chargés de la collecte de impôts, Philippe Auguste reprend le contrôle sur les finances sur les prévôts qui jusque là jouissaient d’une large indépendance puisqu’ils achetaient leur charge.

« Les receveurs généraux et les receveurs particuliers des finances, chargés de la collecte de la plupart des impôts directs sont titulaires d'un office. Nommé par le roi, "l'officier" est révocable : son pouvoir, qu'il détient du roi, est limité dans le temps et dans l'espace. »

http://fiscafrance.free.fr/dates_02.htm

 

Le trésor du temple : Le roi part en Palestine, qui va surveiller le trésor royal (constituer par les impôts féodaux) pendant son absence ? Les Bourgeois de Paris !

L’ordonnance de 1190, inspirée elle aussi par la croisade, commande que les revenus soient portés au Temple de Paris trois fois par an. Il est aussi dit que Adam, un clerc royal, chanoine de Noyon, est instruit d’avoir à enregistrer les comptes ainsi rendus.

Dans l'ordonnance il est écrit : « Chaque receveur aura ses clefs des caisses où est déposé notre avoir au Temple, et que le Temple en ait une ». Ce sont les six bourgeois dont nous avons parlé précédemment (T.A.E.R.B.N), assistés de Pierre le Maréchal, et non les régents qui sont chargés de contrôler les comptes financiers trois fois par an au Temple. Chacun d’eux possèdent les clés des coffres où l’argent est entreposé, plus une clé du Temple. À partir de cette date et jusqu’à sa suppression au XIVe siècle, le Temple sera le seul Trésor royal.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ordonnance-Testament_de_1190#La_renonciation_aux_aides_pour_la_croisade

 

Dans le système féodal de la vassalité, les impôts sont irréguliers, ils varient selon les circonstances ; Le vassal doit aussi assurer une aide financière : l'aide aux 4 cas (en France et Angleterre) ; le vassal doit donner de l'argent ou des cadeaux à son seigneur lorsqu'il marie sa fille aînée, lorsqu'il adoube son fils aîné, lorsqu'il part à la croisade et lorsqu'il est fait prisonnier et qu'il doit une rançon.

Le roi en tant que suzerain, possède essentiellement une autorité militaire sur ces vassaux. Ces derniers sont contraints de lui fournir une aide financière dans certains cas particuliers : pour constituer une dot lors du mariage de sa fille, assurer les frais de la cérémonie d’adoubement de ses fils, préparer les croisades (dîme Saladine – 3ème croisade de 1189), et éventuellement payer la rançon permettant de libérer le roi fait prisonnier.

Les vassaux sont également soumis au devoir de conseil. Le vassal peut devenir plus puissant que le suzerain, ce qui entraîne des conflits que le système féodal de vassalité ne sait pas régler (exemple des Plantagenêt et des Capétien)

 

Le système féodal et la vassalité

Les seigneurs n’entretiennent pas entre eux une relation égalitaire, mais constituent une structure hiérarchique dans laquelle ils se définissent en tant que « suzerain » et « vassal ». Cette relation de vassalité engage des individus entre eux qui se prêtent serment l’un à l’autre.

« Le contrat peut se résumer à l'auxilium, c'est-à-dire l'aide, et au consilium, le conseil (et non "concilium").

Les devoirs du vassal envers son seigneur sont d'abord des interdictions : le vassal ne doit pas nuire à son seigneur, à sa famille et à ses biens. Obligations somme toute assez vagues.

Le vassal doit l'aide militaire à son seigneur : lorsque celui-ci est attaqué, le vassal doit venir avec ses armes pour le défendre. Le vassal est aussi chargé de la garde du château (estage) et de l'escorte de son seigneur. Quand le seigneur attaque un autre, le service militaire (ost) ou (host) est limité à 40 jours. Mais le vassal reste évidemment aux côtés de son seigneur si le conflit dépasse cette durée. Il sera dédommagé en argent au-delà de 40 jours de combat.

Enfin, le vassal est astreint à fournir des conseils à la demande de son seigneur : il doit participer aux assemblées féodales, aux cours de justice du seigneur ainsi qu'aux fêtes liturgiques. L'ensemble des vassaux d'un seigneur est ainsi soudé par ces temps forts. »

« Les dépenses du vassal sont donc considérables : il doit acheter et entretenir un cheval et des armes ; il doit pouvoir se nourrir et assurer un certain genre de vie. C'est pour répondre à ces exigences que le seigneur peut donner un fief à son vassal. Ce fief est en général une terre qui rapporte des revenus au vassal (redevances). Le fief est pris sur les terres ou les revenus du seigneur.

Le seigneur doit également protéger son vassal contre les ennemis que ce dernier pourrait avoir et lui rendre bonne justice. »

http://fr.wikipedia.org/wiki/Vassalit%C3%A9

La féodalité constitue « un système politique dont l'autorité centrale partage dans les faits le pouvoir souverain avec des principautés, des fiefs ou des fédérations, gouvernés par des seigneurs. »

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9odalit%C3%A9

 

Du système féodal vers le système monarchique

«Le roi ne doit prêter hommage à personne. Ducs, comtes, vicomtes, barons peuvent se prêter hommage entre eux, mais pas le roi envers eux. Châtelains, vassaux, citoyens et vilains sont soumis à ceux que nous avons nommés ci-dessus et tous sont sous la main du roi.»

Source : Anonyme, Livre de justice et de plet, I, 16, 1, vers 1260.

 

1214 la bataille de Bouvines :

 

Pour la première fois, chevaliers et milices communales unies derrière leur roi,  combattent ensemble sous la même bannière

«Pendant ce temps arrivèrent avec la bannière de Saint Denis les légions des communes qui s’étaient avancées presque jusqu’aux maisons. Elles accoururent le plus promptement possible vers l’armée du roi où elles voyaient la bannière royale qui se distinguait par les fleurs de lys(…). Les communes étaient donc arrivées, principalement celles de Corbeil, d’Amiens, de Compiègne, de Beauvais et d’Arras. Elles pénétrèrent dans les bataillons des chevaliers et se placèrent devant le roi lui-même.»

Source : Guillaume Le Breton [chapelain du roi de France, présent lors de la bataille], La Philippide[Vie de Philippe Auguste], XIIIesiècle.

http://www.clg-montesquieu-evry.ac-versailles.fr/IMG/pdf/Feodaux_souverains_premiers_Etats.pdf

 

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Philippe auguste dans l'actualités :

Paris - Archéologie : la découverte qui embarrasse l'Institut de France

Des travaux ont permis de découvrir une nouvelle tour de l'enceinte de Philippe Auguste.

Modifié le - Publié le | Le Point.fr
La découverte d'une nouvelle tour de l'enceinte de Philippe Auguste (fin du XIIe siècle) est un événement suffisamment rare pour être célébré. Habituellement, quand l'Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives) effectue ce genre de fouille, elle convie la presse pour fêter l'événement. Mais, dans le cas présent, silence total. C'est en passant par hasard rue Mazarine, où un panneau plaqué contre un bâtiment de l'Institut de France indique l'existence de la fouille, que nous avons découvert le pot aux roses.

 

http://www.lepoint.fr/culture/paris-archeologie-la-decouverte-qui-embarrasse-l-institut-de-france-24-04-2016-2034529_3.php#

 

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Sitographie et documents :

Le collège Montesquieu d'Evry produit un document très riche, présentant de nombreux sceaux royaux, tous font mention du "Roi des Francs" : Francorum Rex :

http://www.clg-montesquieu-evry.ac-versailles.fr/IMG/pdf/Feodaux_souverains_premiers_Etats_-_II.pdf

Des cartes montrant l'expansion du domaine royal :

http://www.ac-grenoble.fr/college/heyrieux.prevert/guppy/img/HG/royaume/pouvoir_royal.html

Françoise Gaspari. L'écriture des Actes de Louis VI, Louis VII et Philippe Auguste. p.74

https://books.google.cz/books?id=HRWdw689SeQC&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false

 

Première mise en ligne : 18/11/2012

Dernière mise à jour : 24/08/2017

 

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